La stratégie nucléaire de l’OTAN

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La stratégie nucléaire de l’OTAN

Ludo De Brabander (VREDE)

Alerte OTAN

9 août 2014

 

 

 

La politique nucléaire de l’Otan est aussi ancienne que

l’Otan elle-même. Selon la doctrine de défense, de novembre

1949, l’OTAN « doit assurer la capacité d’effectuer

un bombardement stratégique, y compris la livraison

d’une bombe atomique »… les Etats-Unis étant les

principaux responsables du bon fonctionnement de

cette doctrine ». C’est ainsi que l’idée du « nuclear sharing

» est née, c.à.d. l’installation d’armes nucléaires sur

le territoire d’Etats non-nucléaires.

Les Etats-Unis allaient déployer des armes atomiques à

grande échelle sur le territoire européen, quelques années

après la fin de la IIe Guerre Mondiale. En 1954, c’était au

Royaume Uni, suivi par la Belgique, Allemagne, Grèce, Italie,

Pays-Bas et Turquie. Au début des années 70, l’Otan disposait

d’environ 7300 armes atomiques en Europe.

A l’heure actuelle, les Etats-Unis sont le seul pays ayant installé

des bombes atomiques hors de son propre territoire. Il s’agit

de bombes tactiques du type B-61. Bien que ces armes restent

sous contrôle des Etats-Unis, c’est l’armée de l’air de chaque

pays concerné qui est responsable de leur transport. Depuis

1966, un Groupe de Planification Nucléaire (NPG) sert de

forum aux ministres de la Défense des Etats nucléaires (NWS)

et non-nucléaires(NNWS) pour discuter et éventuellement

réviser la politique nucléaire de l’Otan.

Le nombre de bombes tactiques « Otan » a été réduit drastiquement,

tant pour des raisons politiques, que technologiques,

ou de sécurité. Les bombes atomiques US ont été démantelées,

en Grande Bretagne et en Grèce. En Allemagne également, le

nombre de bases ayant une fonction nucléaire, a été réduit. 20

bombes nucléaires sont encore stationnées à Büchel, quasi le

même nombre en Belgique (Kleine Brogel) et aux Pays-Bas

(Volkel). Il y a 90 bombes atomiques sur le territoire italien

(Aviano et Ghedi-Torre), ainsi qu’en Turquie (Incirlik). Au total

: 240 bombes atomiques. Il s’agit là d’une évaluation, car peu

d’informations officielles sont diffusées à propos des bombes

atomiques tactiques en Europe.

L’entrée en vigueur du Traité de Non Prolifération (TNP) date

de 1970. Dans le TNP, on parle de 5 Etats nucléaires, ce sont les

pays qui ont fait des essais nucléaires avant 1967 : Chine, Russie

(URSS), France, Etats-Unis, Royaume-Uni. Les autres pays qui

ont signé le TNP sont Non-nucléaires. Tous les membres de

l’Otan ont signé le TNP et les documents officiels de l’Otan se

réfèrent aux obligations des pays membres envers le TNP.

 

Des bombes tactiques en Europe, en infraction

avec le TNP

La présence de bombes atomiques américaines sur le territoire

européen est difficile à concilier avec l’Article I et II du

TNP. Selon l’Art. I : « les NWS (les Etats Nucléaires) ne peuvent

transférer à qui que ce soit, ni directement, ni indirectement,

des armes nucléaires et autres dispositifs nucléaires explosifs,

ni leur donner le contrôle de telles armes ou de tels dispositifs

explosifs ». L’Art. II stipule encore plus clairement que les

NNWS, Etats Non Nucléaires (dont la Belgique, l’Allemagne,

L’Italie, les Pays-Bas, la Turquie) s’engagent « à n’accepter de

qui que ce soit, ni directement, ni indirectement, le transfert

d’armes nucléaires ou autres dispositifs explosifs nucléaires

ou du contrôle de telles armes nucléaires ou de tels dispositifs

explosifs ».

Mais l’OTAN réfute ces arguments, pourtant assez clairs, et

prétend qu’il s’agit d’une simple « installation » sur des territoires

étrangers sur lesquels les Etats-Unis gardent le total

contrôle aussi longtemps qu’il n’y a pas de décision de les utiliser.

En réalité, il s’agit bien plus qu’une simple installation,

car les pays « hôtes » participent activement aux missions nucléaires.

Ceux-ci mettent des avions de combat à disposition,

avec des pilotes et du personnel au sol impatients d’aller au

combat. Il s’agit bien d’une collaboration. En outre, on parle

aussi d’un réel transfert de contrôle au cas où des pilotes des

pays hôtes seraient effectivement impliqués.

 

Quelles perspectives pour un futur désarmement ?

Les paroles du président Obama à Prague (avril 2009) lors

de son plaidoyer pour « un monde sans armes nucléaires » a

poussé un certain nombre de gouvernements des Etats Non

Nucléaires (NNWS) où des armes atomiques étaient entreposées,

à demander le renvoi de celles-ci. Il semblait y avoir une

ouverture politique. Mais la France n’as pas voulu se défaire

de sa « force de frappe » et les Etats-Unis avaient déjà un plan

pour la modernisation de leurs bombes atomiques en Europe.

Il n’y avait pas d’unité au sein de l’OTAN.

Le Sommet Otan de Chicago (mai 2012) présenta de nouvelles

« Postures de Dissuasion et de Défense (DPPR) qui

exposaient les deux positions. Le texte commence en faveur

du désarmement : « nous restons profondément préoccupés

par la prolifération des armes nucléaires et d’autres armes de

destruction massive, ainsi que leurs vecteurs. La prolifération

menace notre vision commune qui est de créer les conditions

nécessaires à un monde sans armes nucléaires ». En réalité,

cette nouvelle prise de position ne change pas grand-chose à

la politique nucléaire de l’OTAN. Nous pouvons lire dans la

suite de la Déclaration : « l’Otan est déterminée à maintenir

une combinaison appropriée de capacités nucléaires, conventionnelles

et de défense antimissile pour la dissuasion et la défense

». En outre, l’Otan fait un pas de plus dans la construction

d’un bouclier antimissiles en Europe pour « compléter le

rôle des armes nucléaires dans la dissuasion, mais elle ne peut

pas s’y substituer ».

De nouvelles réductions des armes nucléaires non stratégiques

ont été effectuées unilatéralement par la Russie. Mais

dans le climat actuel, on est très éloigné du désarmement.

L’OTAN veut à tout prix sauvegarder la solidarité entre ses

membres. Le rapport appelle les pays membres à développer

les concepts permettant la plus large participation possible

afin que les membres concernés puissent assumer leurs

tâches nucléaires.

Depuis le speech d’Obama, le contraire de ce qu’il annonçait

est arrivé. Washington a donné son accord pour moderniser

les B-61 en Europe, un projet qui va coûter au moins 10 milliards

de dollars. Les pays membres sont invités à remplacer

leurs avions de chasse par d’autres capables de mieux remplir

des missions nucléaires. Les Pays-Bas ont déjà opté pour

l’achat de 37 F-35. Le ministre belge de la Défense, Pieter De

Crem, a déjà exprimé son souhait de voir la Belgique se doter

de 40 nouveaux F-35. C’est un type d’avions capable de transporter

les bombes « modernisées ». Sur base des calculs de la

Cour des Comptes Flamande, nous pouvons estimer que la

facture pour les citoyens belges pourrait s’élever à 6 milliards

d’euros. Sans compter les frais d’exploitation qui pourraient

revenir à plus de 7 millions d’euros par an.

La protestation contre les avions de chasse est donc fort importante

dans le combat contre la présence des bombes atomiques.

Si la Belgique ne remplace pas ses F-16, ce sera aussi

un coup mortel pour les tâches nucléaires de l’armée belge et

donc, pour la présence des bombes atomiques.

Mais il y a encore un autre moyen de faire disparaître

ces bombes. A la fin de la législature précédente, deux

propositions de loi ont été introduites (SP.a et Groen !)

qui demandent l’interdiction pure et simple du stationnement

d’armes nucléaires sur notre territoire. Le parlement

a donc un réel pouvoir de chasser ces bombes. C’est

important d’insister sur ces propositions au cours de la

prochaine législature.

Une campagne importante s’engage pour le mouvement de la

paix : la lutte contre l’achat des avions de combat et pour une

loi interdisant la présence d’armes nucléaires dans notre pays !

Exposé lors de la Commémoration Hiroshima et Nagaski

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Parc Hibakusha, U Mons, 9 août 2014.

Exposé de Luc Mampaey (GRIP)

 

Mesdames et messieurs,

 

Jean-Michel Guieu, sans doute l’un des plus éminents chercheurs français sur l’histoire du pacifisme, mettait en évidence dans un article récent que depuis une vingtaine d’année, un important courant historiographique dans l’étude de l’histoire européenne du 20ème siècle, décrivait souvent l’Europe comme un « continent des ténèbres ».[1] Un continent qui, selon Eric Hobsbawm, aurait essentiellement « vécu et pensé en termes de guerre mondiale, même lorsque les armes se taisaient et que les bombes n’explosaient pas ».[2]

Selon cette interprétation tragique de l’histoire européenne, les périodes de retour à la paix deviennent des « sorties de guerre », c’est-à-dire « une sorte de guerre après la guerre »[3], « une ère de catastrophes »[4], ou une Guerre Froide.

Entretemps la Guerre Froide s’est terminée, la menace d’une destruction mutuelle totale s’est dissipée, les forces armées européennes se sont considérablement réduites et le service militaire obligatoire a disparu dans la plupart des pays – laissant ipso facto sombrer dans l’oubli les combats des objecteurs de conscience, comme Jean Van Lierde en Belgique –, mais cela ne signifie pas que la guerre a disparu.

La guerre s’est banalisée comme une partie de nos vies quotidiennes. Il semble que la guerre soit devenue un simple moyen technique de gestion des conflits. On peut bombarder Tripoli sans le moindre débat ou exécuter Ben Laden sans procès. La Belgique est, ou était, en guerre en Afghanistan, en Libye ou au Mali, tout comme d’autres Etats européens, sans débats dans nos assemblées parlementaires. Tous ces conflits se déroulent dans une relative indifférence générale, seulement perturbée par quelques manifestations.

Pour le dire autrement, comme le soulignait Loïc Poujol dans le Nouvel Observateur en 2011, depuis que la peur d’une guerre totale s’est dissipée, l’utopie d’une paix totale s’est aussi estompée. D’où la question : le pacifisme est-il l’illusion perdue du 21ème siècle ?

Je ne le pense pas. Car cette interprétation tragique et violente de notre histoire cache aussi les rêves de paix et de liberté – portés par des hommes comme Henri Lafontaine, Frédéric Passy, Paul Henri Balluet d'Estournelles de Constant, Léon Bourgeois, Jean Jaurès évidemment dont nous commémorons cette année le centenaire de l’assassinat, mais aussi Aristide Briand et Gustav Stresemann, tous deux lauréats du Prix Nobel de la Paix en 1926, avec leur projet des « Etats-Unis d’Europe » après la Première Guerre Mondiale – rêves de paix et de liberté qui ont profondément et durablement influencé notre histoire.

Le souvenir de ces hommes, qui ont cru en une Europe qui a fini par s’imposer grâce à ses forces de reconstruction et ses capacités de réconciliation, nous invite à une vision un peu plus optimiste que celle renvoyée par l’image d’un « continent des ténèbres ». Un siècle nous sépare d’eux. Leur héritage nous encourage à nous interroger sur la signification actuelle du mot « pacifisme » – un mot parfois connoté négativement et qu’il faut éviter de le confondre avec la non-violence – ses succès et ses échecs, et ce qu’on attend de lui demain, notamment dans le domaine du désarmement nucléaire.

 

Un pacifiste est une personne qui est opposée à la guerre et à la violence ; une personne qui s’oppose à l’idée de tuer, quel qu’en soit le motif. Selon Dustin Ells Howes, Professeur de Sciences-Politiques à l’Université d’Etat de Louisiane, le pacifisme est d’abord une affirmation idéologique selon laquelle la guerre et la violence devraient, dans tous les cas, être rejetées dans la vie politique comme au niveau individuel. C’est la posture, essentiellement morale, qui était celle des grands pacifistes allemands au début du 20ème siècle, et sans doute aussi la raison pour laquelle une telle acception du pacifisme, peu conciliable avec les réalités politiques, est toujours et partout restée une position très minoritaire, et peu efficace.

Car le pacifisme moralisateur et idéologique qui a dominé le 20ème siècle a échoué. Si nous posons la question de savoir si les mouvements pacifistes ont été capables d’arrêter ou d’empêcher des guerres, une évaluation réaliste de l’histoire occidentale suggère que la réponse est non. Les manifestations massives à travers l’Europe en 1914, aux cris de « War against war ; Guerre à la guerre ; Kriege dem Kriege » n’ont pas pu empêcher le déclenchement de la Première Guerre Mondiale. Clamer « plus jamais ça » après la Première Guerre Mondiale, n’a pas empêché la Seconde. De gigantesques mobilisations aux Etats-Unis n’ont pas mis fin à la guerre au Vietnam. De la même façon, l’une des plus importantes manifestations de l’histoire – 10 millions de personnes dans 600 villes à travers le monde en février 2003 – n’a pas empêché la guerre en Irak de commencer en mars 2003. 

Ce qui a sans aucun doute aussi contribué à la faiblesse du mouvement pacifiste dans la seconde moitié du 20ème siècle c’est, comme le souligne Guieu, le triple traumatisme qu’il a subi depuis les années 1940: [5]

·        Premièrement, la profonde imprégnation du pacifisme dans la société durant l’entre-deux guerres – particulièrement en France – a été considérée comme l’une des causes ayant mené à la débâcle de 1940 et à l’occupation allemande.  

·        Deuxièmement, aussi particulièrement en France, plus d’un pacifiste radical s’est plus ou moins compromis dans la collaboration avec l’occupant. Ce comportement d’une minorité au sein du mouvement pour la paix a mené, après la guerre, à une assimilation, certes injuste et disproportionnée, entre activisme pour la paix et collaboration.  

·        Enfin, durant la Guerre Froide, le mouvement pour la paix était souvent associé aux partis communistes en Europe Occidentale et étaient ainsi perçus comme un relai de la propagande soviétique. A cet égard, reconnaissons que dans nos manifestations, les slogans n’étaient pas toujours des plus avisés, lorsque certains scandaient « plutôt rouge que mort », ignorant sans doute qu’ils reprenaient ainsi à leur compte, en l’inversant, l’exhortation de Joseph Goebbels pour motiver ses troupes et la population allemande à poursuivre envers et contre tout le combat face à l'Armée rouge à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce n’était pas des plus judicieux…

 

Ce constat d’échec du pacifisme moralisateur et idéologique qui a dominé le 20ème siècle ne doit évidemment pas nous conduire à la conclusion que le pacifisme est futile, inutile, voire même dangereux aux yeux de certains. Mais il doit certainement nous inciter à nous remettre davantage en question et à en tirer les enseignements pour élaborer nos stratégies et éviter que le pacifisme ne devienne l’illusion perdue de ce siècle.

Dans son article juin 2013 intitulé ”The Failure of Pacifism and the Success of Nonviolence”, Dustin Howes, déjà cité, propose une nouvelle et intéressante distinction entre le pacifisme moralisateur traditionnel et un nouveau pacifisme qu’il définit comme pragmatique. Au contraire du pacifisme traditionnel qui rejette la violence sur la base de la morale ou de la religion, le pacifisme pragmatique repose, non sur la morale, mais sur des principes politiques pour s’opposer à la violence.

Il rejette aussi le radicalisme. Notons à cet égard que beaucoup de grands auteurs, de Karl Marx à Jean-Paul Sartre et Raymond Aron, qui pourtant se définissaient comme pacifistes, en sont tous venus à l’un ou l’autre moment de leur existence à affirmer un principe fondamental selon lequel de mauvais moyens conduisent parfois à de bonnes fins et donc que la violence physique est parfois un moyen nécessaire en politique. Je pense en effet aussi qu’on peut être un promoteur de moyens non-violents pour la résolution des conflits, tout en ayant la sagesse d’admettre que la force armée et la violence physique sont parfois nécessaires, sous certaines circonstances.[6]

C’était probablement aussi le cas pour Henri Lafontaine, prix Nobel de la Paix en 1913 qui, alors qu’il était le délégué belge à la Première Assemblée de la Société des Nations en 1920-1921, s’était exprimé très clairement en faveur d’une application sans faille de l’Article 16 du Pacte de la Société des Nations, article qui stipulait que les Membres de la Société convenaient de se prêter l'un à l'autre un appui mutuel, mais aussi qu’ils devaient contribuer respectivement aux forces armées destinées à faire respecter les engagements de la Société.

 

Ce pacifisme pragmatique a démontré très tôt, sans doute dès 1864 et l’adoption des premières Conventions de Genève, sa capacité d’acteur pour tirer vers le haut les normes du droit de la guerre et du droit international et humanitaire.

Il a, dans les années qui ont suivi la crise des euromissiles et les énormes manifestations contre l’installation (en réponse aux SS-20 soviétiques) des missiles de croisière américains et des Pershing II en Europe de 1979 à 1983, gagné la plupart des instituts de recherche sur la paix qui se sont créés à cette époque (GRIP en 1979, mais aussi SIPRI, PRIO, BICC, CDRPC, CIRPES, COPRI, GIPRI, …), et un nombre croissant de mouvements activistes.

Aujourd’hui, ce pacifisme pragmatique est consolidé par un abondant travail empirique et théorique assez récent qui montre que la violence n’est pas seulement immorale, mais surtout qu’elle est aussi, le plus souvent, politiquement inefficace et même contre-productive. Je suis convaincu que cette approche renforce nos chances de succès politique, et que c’est ainsi que nous pourrons devenir une part essentielle des processus par lesquels les paradigmes et les stratégies de politique étrangère changent et peuvent devenir plus responsables.

Mais cela suppose aussi de quitter une posture exclusivement contestatrice, pour accepter de s’engager, de s’impliquer beaucoup plus activement dans les processus politiques et décisionnels, même si c’est au détriment – on nous le reproche parfois – d’une certaine conception du militantisme.

 

Le pacifisme du 21ème siècle sera différent, mais pas une illusion perdue. D’hommes comme Jaurès ou Lafontaine, l’Union Européenne a hérité d’un riche patrimoine d’idées et d’expériences de paix, malheureusement perverties par deux Guerres Mondiales et une série d’interventions militaires questionnables, mais qui lui assigne néanmoins un rôle pacificateur sur la scène internationale. Cela nous aide.

Dans le domaine du contrôle des armements, les initiatives ont très souvent trouvé leur origine dans des centres de recherches et organisations non gouvernementales européennes, qui ont réussi à rallier à leur cause quelques États plus volontaires, par exemple la Belgique pour les mines, la Norvège pour les armes à sous-munitions.

C’est le mouvement pour la paix, principalement européen, qui a conduit à l’interdiction de certains types d’armes particulièrement odieuses comme les mines anti-personnel et les armes à sous-munitions. Plus récemment, les campagnes pour mieux réglementer le commerce des armes ont abouti à l’adoption du Traité sur le Commerce des Armes le 2 avril 2013. Nous ne devons pas oublier que ce Traité n’est pas le résultat d’une volonté spontanée des États, mais bien le résultat d’un processus complexe, conduit parallèlement par des centaines de mouvements, d’instituts de recherche sur la paix et du monde académique à travers le monde, avec rigueur, réalisme, persévérance, et sans jamais rompre le contact avec les parties prenantes qu’étaient les gouvernements et l’industrie. Une approche pragmatique.

Bien entendu, le TCA ne pourra pas éradiquer une fois pour toutes le commerce des armes dans le monde, tout comme celui d’Ottawa n’a pas éradiqué le fléau des mines anti-personnel, ni celui d’Oslo les armes à sous-munitions. Nous serons toujours frustrés dans la poursuite de nos objectifs à court-terme, mais ces Traités, aussi imparfaits soient-ils, ont déclenché une dynamique vertueuse et nous devons rester confiants, en élaborant ces outils de droit, dans notre capacité à peser sur le changement social de long-terme.

 

C’est pourquoi aussi, pour en revenir au nucléaire, je suis en désaccord avec le titre donné à cette journée : « Le désarmement nucléaire, ce n’est pas pour demain, point d’exclamation ». Là, on part perdants !

Il y a dix ans, personne n’aurait parié un sou sur l’adoption d’un Traité international sur le commerce des armes. Or ce Traité est là ; il n’est pas une fin, mais une étape fondamentale dans la lutte contre la prolifération des armements conventionnels.

Il en sera de même pour le nucléaire. Un traité d’interdiction totale peut être obtenu rapidement si l’on conjugue la pression du public et la volonté politique. Il n’éliminera pas du jour au lendemain toutes les armes nucléaires, mais il est une étape indispensable sur la voie de l’élimination complète.

 

Au milieu des années 1980, les États-Unis et l’Union Soviétique accumulaient un arsenal de 70 000 armes nucléaires. Le 21ème siècle s’est ouvert avec une nette diminution de l’arsenal nucléaire mondial (environ 16 300 ogives aujourd’hui) grâce notamment à d’importants accords internationaux assortis d’un système de vérification contraignant.

Mais il est indéniable que le désarmement nucléaire marque aujourd’hui le pas : blocages sur l’interdiction des essais et de la fabrication de matières fissiles à usage militaire, modernisation des arsenaux, désaccords américano-russes sur la défense antimissile et l’utilisation militaire de l’espace, refus d’engager la négociation sur une zone exempte d’armes nucléaires et de destruction massive au Moyen-Orient, maintien d’arsenaux nucléaires tactiques qui font toujours de l’Europe un champ de bataille nucléaire potentiel.[7]

 

Mais dans le même temps, on assiste à une prise de conscience de plus en plus grande de l’impasse de cette stratégie, y compris parmi certains États dotés de l’arme nucléaire. Ceux-là aussi commencent à réaliser que la dissuasion nucléaire n’est plus une garantie de paix et qu’un tir nucléaire – délibéré ou accidentel – redevient une hypothèse crédible. Le simple fait de l’accroissement du nombre d’acteurs nucléaires multiplie mécaniquement les risques d’un échec de la dissuasion ou d’un tir accidentel.

D’où l’importance pour nous de bien comprendre les facteurs qui peuvent contribuer à infléchir la position des partisans de la dissuasion nucléaire. Si les lignes bougent dans ces pays –  je pense surtout à la France où, lors d’une récente conférence à l’Assemblée nationale, j’ai entendu des discours très inattendus – ce n’est pas parce qu’ils seraient subitement réceptifs à nos arguments sur les conséquences humanitaires d’une explosion nucléaire. Mais bien en raison du coût exorbitant et bientôt insupportable des arsenaux nucléaires militaires, ainsi que de la perte de pertinence stratégique de plus en plus évidente du concept de dissuasion.

Nous sommes dans une période propice pour relancer le processus de désarmement nucléaire global, d’ailleurs prévu explicitement par l’article 6 du Traité de non-prolifération[8]. Et l’année 2015 pourrait être une année décisive, tant pour des raisons politiques (conférence de révision du TNP), que symboliques (70ème commémoration, 1955 Manifeste Russell-Einstein, 1995 Prix Nobel Pugwash, 2005 Josef Rotblat), autant de raisons pour mobiliser l’opinion.

Sachons aussi que nous sommes soutenus dans cette volonté par la quasi-totalité des Etats ne disposant pas d’armes nucléaires, par des milliers d’organisations de la société civile, par des millions de citoyens, des milliers de maires et parlementaires, mais aussi un nombre croissant de décideurs et de militaires dans des pays qui détiennent ces armes nucléaires.

 

Mais je voudrais terminer par une mise en garde : l’abolition des armes nucléaires ne peut être une fin en soi, et l’argument humanitaire pour leur abolition doit être utilisé avec beaucoup de prudence s’il veut rester pertinent.

Lorsque nous serons débarrassés  des armes nucléaires, – un jour nous le serons, nous devons y croire – nous risquons de nous trouver devant deux questions plus complexes encore :

·        Celle de la réallocation des ressources libérées, tout en ayant conscience qu’une large part de celles-ci seront absorbées par le coût du démantèlement ;

·        Et surtout, comment éviter une relance de la course aux armements conventionnels dans laquelle les États qui ont renoncé à l’arme nucléaire pourraient se lancer pour retrouver un avantage stratégique.

Ce dernier point est à mes yeux fondamental, car même sans armes nucléaires, le risque de désastre humanitaire reste intact. Certaines armes conventionnelles sont tout aussi redoutables que les armes nucléaires. Prenons les innovations dans le domaine des armes électromagnétiques. Pas de destructions massives, pas de radiations, mais une impulsion électromagnétique qui mettra hors services tous les équipements électroniques, plus d’ordinateurs, flux de données et circuits d’approvisionnement interrompus, hôpitaux paralysés, perte du contrôle des centrales électriques et nucléaires, stations de pompage et d’épuration hors services, développement des épidémies…

Le désarmement nucléaire ne peut être une fin en soi, ni un combat isolé. Des ALPC aux ADM, c’est sur tous les fronts que nous devons rester mobilisés pour avancer vers un monde moins armé et plus sûr.

 

 


 

[1] Éditorial : l'Europe et la paix. Jalons pour une relecture de l'histoire européenne des XIXe-XXIe siècles, Jean-Michel Guieu, Matériaux pour l'histoire de notre temps, 2012/4 - N° 108, pages 1 à 6.

[2] Eric Hobsbawm, L’Âge des extrêmes. Histoire du court XXè siècle, Bruxelles, Éditions Complexe, 1999, p. 44.

[3] Bruno Cabanes, « Comment les soldats français sont sortis de la première guerre mondiale », Cahiers du Centre d’études d’histoire de la défense, n°24, 2005, p. 123.

[4] Eric J. Hobsbawm, op. cit., p. 25-26.

[5] Éditorial : l'Europe et la paix. Jalons pour une relecture de l'histoire européenne des XIXe-XXIe siècles, Jean-Michel Guieu, Matériaux pour l'histoire de notre temps, 2012/4 - N° 108, page 3

[6] The Failure of Pacifism and the Success of Nonviolence, Dustin Ells Howes, Perspectives on Politics / Volume 11 / Issue 02 / June 2013 pp 427-446, http://dx.doi.org/10.1017/S1537592713001059

[7] Blog de Jean-Marie Collin, « vers un monde sans armes nucléaires », 23 juin 2014, http://alternatives-economiques.fr/blogs/collin/2014/06/23/vers-un-monde-sans-armes-nucleaires/

[8] Chacune des Parties au Traité s'engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire, et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace

Editorial N° 127


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 En ce début du mois de décembre 2014, je peux aborder cet éditorial du n° 127 par les mêmes termes que celui du n° 126. C'est particulièrement  navrant.

"La tension explosive  régnant en Ukraine ainsi que  les conflits en Syrie et en Irak  sont devenus  la préoccupation majeure de toutes les organisations internationales œuvrant pour la paix dans le monde." La fin d'année qui approche ne verra très probablement pas  la résolution de ces conflits qui outre le nombre de victimes civiles toujours grandissant pourrissent les relations internationales .

Toutefois outre les conflits sanglants, l'année 2014 a été marquée par le congrès d'Astana au Kazakhstan . Ce XXI ème congrès international de l'IPPNW a été particulièrement innovant. Autant dans l'adoption d'une nouvelle approche pour le désarmement   nucléaire totale que sur l'importance accordée à l'impact humanitaire qu'engendrerait un conflit nucléaire même de petite importance.

Notre numéro reproduit la déclaration d'Astana  rédigée à l'issue de congres.  La lecture de celle ci montre un réel  tournant de la posture de l'IPPNW. Ce congrès apporte un grand nombre d'études scientifiques dont celles  sur les altérations génétiques dans les zones de contamination chronique.  Notre consœur, le Dr Olivette Mikolajczak a participé à plusieurs ateliers et communications scientifiques .
Elle nous livre l'ambiance et la température de ces réunions particulièrement vivantes  où participaient un  grand nombre de jeunes médecins tres motivés .

 L'AMPGN a également participé à la commémoration d'Hiroshima et de Nagasaki au parc Hibakusha. Plusieurs communications intéressantes mais aussi dérangeantes  sont reproduites dans nos colonnes. A cette occasion fut inaugurée la stèle de notre regretté ami Pierre Pierart , un pionnier et une grande personnalité dans la lutte contre la bombe nucléaire  et ses essais.

Le changement de gouvernement n'a malheureusement pas inversé le désir de nos politiciens à remplacer des F16 par des avions capables d'utiliser les nouvelles bombes prévues à Kleine Brogel.
Il existe (encore) une occasion historique à se débarrasser de nos bombes qui nous font perdre notre crédibilité dans le processus de désarment et aussi l'occasion d'économiser 6 milliards qui seraient tellement mieux utilisés  ailleurs. Un responsable militaire, invité par une conférence organisée par la CNAPD en novembre dernier,  estime que si le gouvernement  assume une telle dépense, l'armée  dont le budget a déjà été mainte fois raboté serait réduite à sa seule aviation et perdrait sa raison d'exister.  
Nous relayons les informations des organisations pacifiques et adhérons pleinement à leurs mécontentements.

 Notons également que suite à une déclaration émise par le  Rassemblement Générale des Nations Unies ,  le 26 septembre deviendrait  la Journée internationale pour l'élimination totale des armes nucléaires. Nous pensons que c'est une belle imitative qui devrait faire prendre conscience au citoyen des efforts réalisés et des résultats  obtenus dans la lutte contre le plus grand fléau que l'humanité à a surmonter pour assurer sa survie.

 Beaucoup d'experts estiment que l'humanité jusqu'à présent a eu beaucoup de chance qu'aucun dérapage (important) dans la sécurité des armes nucléaires ne se soit produit. Il est probable que cette chance ne soit pas éternelle car  le risque d'"accident "croit de manière  proportionnel le au degré de prolifération de l'arme nucléaire.

Si la date du  26 septembre a  été choisie, c'est précisément par ce qu' elle est l'anniversaire d'un jour qui a failli être fatal pour l'humanité.
Dans la nuit du25 au  26 septembre 83, un commandant d'une base aérienne soviétique refuse d'obéir aux ordres de riposter à une alerte atomique (d'une fiabilité de 50/50) constituée par la détection de 4 missiles américains pointés vers l'URSS.
En désobéissant, il a empêché la troisième guerre mondiale et la destruction du monde.
Cet héros de l'ombre s 'appelle Stanislas Petrov et son intervention a été  tenue secrète de nombreuses années par le pouvoir en place.
Le 26 septembre dernier, en lui attribuant  le titre de" citoyen du monde", on lui rend son honneur et aussi celui de tous les  militaires qui  au mépris des sanctions réfléchissent avant d'exécuter mécaniquement "les ordres".

 

 

Dr. Philippe de Salle

Président.

 

 

 

Commémoration Hiroshima et Nagasaki

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        HIROSHIMA ET NAGASAKII

69 ANS

 

A Mons, la commémoration des bombardements nucléaires américains sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945 a commencé par l'inauguration d'une stèle consacrée à Pierre Piérart, professeur à l'université de Mons, fondateur du Parc Hibakusha, décédé en 2010.

Celle-ci fait face au mémorial en hommage « aux victimes de Hiroshima et Nagasaki et des essais nucléaires ».

Mâcha Ré-Piérart a dévoilé la stèle dans laquelle un fidèle portrait était gravé ainsi que les inscriptions : « le Parc Hibakusha a été créé par le Pr Pierre Piérart en 1989 », « Lutter contre l'arme nucléaire, c'est lutter pour la vie », « Si tu veux la paix, prépare la paix ».
L'émotion de tous les participants à la cérémonie s'est muée en réflexion et en fraternité en écoutant une des chansons préférées de Pierre Piérart : « Le Déserteur » de Boris Vian, interprétée par son auteur.

Des amis et collègues du Professeur Piérart ont ensuite pris la parole, ainsi que des repésentants de plusieurs associations de paix - tant flamandes que francophones - .

Les textes de leur allocution se trouvent sur notre site www.csotan.org. L'allocution faite au nom du Comité Surveillance par Vladimir Caller est publiée ci-après.

Devant le mémorial, un dépôt de fleurs a précédé la minute de silence à la mémoire des victimes des bombardements nucléaires de Hiroshima et Nagasaki et aussi avec une pensée pour toutes les victimes des guerres actuelles, nucléaire ou pas.

La conférence de l'après-midi s'est efforcée de faire un bilan de l'état du désarmement nucléaire en 2014 avec les contributions des trois conférenciers qui ont introduit le débat : Luc Mampaey (directeur du GRIP), Michel

Wautelet (membre du CEAH), Ludo De Brabander (responsable de VREDE).

Quelques pistes de réflexion sont apparues : même si, selon certains intervenants, des progrès se sont accomplis vers un relatif désarmement nucléaire, cela ne représente pas pour autant un progrès vers la paix dans le monde ; les armes « conventionnelles » se produisent et circulent massivement et causent des désastres dans des conflits de plus en plus nombreux sur toute la planète ; des armes nucléaires, aussi miniaturisées quelles puissent être, sont toujours des armes de destruction massive, un missile ou une bombe nucléaire n'est jamais « une arme tactique » ; l'Otan (27 pays membres, d'Europe et d'Amérique du Nord, sur les 198 pays de l'ONU) développe sans cesse sa stratégie nucléaire, possède l'arsenal d'armes le plus puissant du monde, et s'arroge toujours le droit « de la première frappe nucléaire » .

La conférence s'est conclue sur l'engagement des participants, -associations et personnes-, à ne jamais laisser tomber dans l'oubli les Hibakusha, ni les victimes des guerres d'aujourd'hui et à poursuivre le combat pour la paix uni à celui pour la justice sociale dans le monde.

Claudine Pôlet

Août 2014


 

Cachez ces essais que je ne saurais voir !

La Bombe nucléaire est un objet très cher à fabriquer (si pas le plus cher) La Bombe est construite pour ne pas être utilisée. Sa seule fonction est d’inspirer la peur à ceux qui ne l’ont pas. Cette peur s’appelle la dissuasion La dissuasion garantit la paix La dissuasion justifie le prix de la bombe En admettant la véracité de cet argument pour le moins discutable

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Editorial N° 113

Nouvelle page 4

Editorial

Pression de la rue et opinion publique

La prise de conscience par des peuples opprimés que leur destin leur appartient est un moment historique  et nous le  vivons quotidiennement en direct.

La pression de la rue entrainée  par la puissance de sa  motivation est irrésistible.

Espoir de jours meilleurs pour un monde arabe qui mérite une  démocratie sans basculer dans l'anarchie , nous le souhaitons tous.

Espoir également qu'après les censures et les manipulations idéologiques , l'opinion publique retrouve toute sa liberté d'expression et éclaire la mission de ses futurs gouvernants

Leçon  enfin pour tous les habitants de la planète militant pour le maintien de leur environnement  . Qu'il s'agisse du  désarmement nucléaire , de la  lutte contre la misère ou de la protection de la nature, l'adhésion d'un public convaincu,  de plus en plus large, de plus en plus universel est à notre sens non seulement indispensable mais aussi  la seule garantie contre la disparition de l'humanité.

La pression de l'opinion n'est certes pas étrangère aux traités de désarmement  et nous sommes soulagés de voir rentrer   en application ce mois de février, le traité russo-américain de désarmement nucléaire START signé à Prague le 8 avril 2010 par MM. Barack Obama et Dimitri Medvedev.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a déclaré  à Munich, ce 5 févier  avec son collègue russe .

"Aujourd'hui nous avons échangé les instruments de ratification d'un traité qui diminue les dangers nucléaires pesant sur les peuples russe et américain et sur le monde",

Ce traité qui selon Sergueï Lavrov doit "stabiliser la tension internationale" relance les négociations entre Washington et Moscou , gelées par Georges  W Bush alors à la présidence des EU . Il stipule que chacun des deux pays peut déployer au maximum 1.550 têtes nucléaires, soit une réduction de 30% par rapport à 2002 et autorise  la reprise des vérifications mutuelles des arsenaux nucléaires des deux superpuissances.


Rappelons que dans un discours  qu'on pourrait qualifier d'historique en 2009 , le Président Obama a déclaré s'engager à  rechercher la paix et la sécurité dans un monde sans armes Nucléaires. Une phrase  chargés d'un espoir rapidement tempéré par la patience réclamée  devant la longueur du cheminement du processus qu'il ne pense pas voir aboutir de son vivant. 

 

Si le" redémarrage" du traité SALT constitue  un pas important voir même symbolique  dans l'histoire du désarmement qui a  pourtant démarré depuis plus de cinquante ans, il déçoit la majorité des associations pacifiques  par la modestie de ses ambitions. " C'est bien , mais peux mieux faire " serait t'on tenter de dire au président des Etats Unis. 

Il faut souligner que la  volonté des deux superpuissances à se débarrasser d'un important stock nucléaire est certes louable mais  nullement contraignante pour les autres nations membres du  Club Nucléaire ou désireuse d'y rentrer.  Il ya certes pas de quoi pousser des  hurlements de joie à la suppression d'une partie d'un arsenal excédentaire, obsolète et sans  valeur stratégique mais puisque la porte est à nouveau ouverte , on peut espérer qu'on n'en restera pas là.  La "dé prolifération verticale " actuelle entamée  entre  la Russie et les EU pour être significative devrait être couplée à  une  déprolifération horizontale. La course à l'arme nucléaire de toute nation qui se sent menacée dans sa sécurité ou sa dignité   n'a aucune raison de s'arrêter  tant qu'un geste fort ne soit pas accompli par les puissances nucléaires officiellement reconnues.  

Un  geste énergique  comme  le renoncement pure et simple à l'arme nucléaire et à la dénucléarisation de son territoire est loin d'être une absurdité surtout pour l'Europe qui n'a plus à courir derrière une puissance  perdue au cours des deux guerres mondiales et qui a tout à gagner a retrouver son prestige et sa crédibilité sur la scène internationale

Cet exemple secouerait  l'opinion mondiale et amènerait leur gouvernement à suivre l'exemple.

Comment un médecin  fumeur peut il convaincre ses patients à stopper de fumer s'il ne s'arrête pas lui même?  

L'urgence ne semble pas préoccuper le monde politique.  La stabilité politique mondial n'a jamais été aussi fragile et le risque d'un "dérapage nucléaire" ne peut qu'augmenter avec le temps et le nombre d'états nucléaires. Envisager un monde sans arme nucléaire dans plus de 50 ans si on se réfère à l'espérance de vie d'Obama, c'est gravement sous-estimer les risques d'un dérapage nucléaire qui statiquement est supérieur à 50% dans la courant de la prochaine décennie.

Il y a urgence  à générer une vague populaire qui favorisera l'émergence d'une volonté politique du changement. Il ya urgence à mettre de l'énergie dans la volonté de désarmer.

L'objectif final d'un monde sans armes nucléaires ne sera plus une utopie si l'opinion mondiale en est convaincue .

 

Philippe de Salle

Président  

 

ref: Dimity Hawkins.  Unidir périodique  : Forum du désarmement  2010 n° 4
La société civile et le désarmement nucléaire . Maintenant nous le pouvons : les avancées de la société civile et des gouvernements vers une interdiction des armes

 

Appel à tous les Européens pour prévenir une guerre contre l’Iran

Nous en sommes avertis de toute part : les Etats-Unis sont sur le pied de guerre, prêts à bombarder l’Iran. Il ne manquerait plus que l’ordre présidentiel. Début octobre 2007, des dizaines de personnalités américaines politiques, religieuses, militaires, intellectuelles ou artistiques, ont appelé les chefs d’état-major, officiers et soldats des Etats-Unis à refuser tout ordre d’attaquer l’Iran.

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EDITORIAL DU NUMERO 100

Les nombres ronds ou les anniversaires n’ont rien d’exceptionnel. En ce novembre, par exemple, il y avait juste 90 ans que la révolution d’octobre éclatait en Russie.

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N°79 : 3 ème trimestre 2002

Edito :                11 septembre                                                                     

Activités de l’’IPPNW et de l’AMPGN :

- Rencontres de l’IPPNW avec l’OTAN                                   H. Firket           

- Hiroshima, le retour de la menace                                         P. Piérart       

- Qu’est-ce que l’INES ?                                                            M. Errera            

- Lettre au 1er Ministre sur le retraitement du plutonium            AMPGN                   

- Manifestation nationale de Kleine Brogel (5/10) 

Opinions :

- Washington prétend coopérer avec le monde pour combattre le mal      L. Axworthy                   

- Pax Americana = Pax Romana ?                                                H. Firket             

Brèves                                                                                                                                  

Dossiers (Histoire)

- A propos de Werner Heisenberg et la bombe                     M. Errera            

- Pertes civiles et militaires (2e partie)                                H. Firket             

Tous les Américains ne sont pas fous (dessin)                      C. Bennet

N°78 - 2 ème trimestre 2002

N°78 2 ème trimestre 2002

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N°77 : 1 ème trimestre 2002

N°77 1 ème trimestre 2002

N°76 : 4 ème trimestre 2001

ÉDITORIAL
Conte de Noël 
CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LA GLOBALISATION

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N°75 : 3 ème trimestre 2001

IN MEMORIAM      Ghislaine Vankeerbergen                                  H. Firket          
L' IPPNW PARLE À L'OTAN ET AU PARLEMENT EUROPÉEN
LES ATTENTATS TERRORISTES AUX USA

- XXe anniversaire de l’AMPGN                                                                        

Activités                                                                                             

- Table ronde au Sénat  français sur missiles anti-missiles                                            

- Peace in the sky                                                                                                     

- 56e anniversaire d’Hiroshima à Mons                                                                                                                                                       

Guerre et paix :

- Les maires américains demandent élimination armes nucléaires  G. Vankeerbergen   

- Contrôle du commerce illicite des armes légères                           H. Firket              

- Réseau mondial de prolifération des armes nucléaires                   P. Piérart                                                                                 

- Réseau international Abolition 2000…                                    P. Piérart           

Nouvelles brèves                                                                                              

Dossiers

- Une révolution oubliée…                                                        G. Werbrouck                 

- Le cas Mordechai Vanunu                                                           P. Piérart

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N°74 : 2 ème trimestre 2001

Edito : Bouclier nucléaire ou dissuasion                          H.  Firket              

Activités

- 20e anniversaire de l’AMPGN                                          H. Firket             

- Une simple question                                                         P. Pierart            

- Manifestation à Kleine Brogel                                           G. Werbrouck            

- Les armes légères (suite)                                                 P. de Salle              

- Nouvelles du site web de l’AMPGN                                                                  

Guerre et paix

- Quels principes ? (traduction G. Werbrouck)                M. Wynne Ashford          

- Missile Défense : position IPPNW (traduction)                G. Vankeerbergen        

- Déclaration de D.H. Rumsfeld                                                                             

- Réactions des alliés des USA                                                                          

- Uranium appauvri : nouvelle monographie OMS                H. Firket             

- Cancers et syndrome des Balkans                                                                                

Divers

40 ans pour Amnesty International : M. Vanunu, « prisonnier de conscience » 

N°73 : 1 er trimestre 2001

LA " NATIONAL MISSILE DEFENSE " AMERICAINE OU LE SYNDROME DU "HERISSON"

Edito : Uranium appauvri – Où est le véritable scandale             H. Firket              

            Les 20 ans de l’AMPGN : programme provisoire                                          

Guerre et paix

- La défense européenne : rapports transatlantiques                    Y. Mollard la Bruyere/P. Grasset                     

- La « Nationale Missile Defense » américaine ou syndrome du  « hérisson agressif »   E. Remacle                    

 - Armes légères : un danger extrème (suite)                                G. Werbrouck              

Divers

- Résistance médicale aux armes nucléaires (RMAN)                    E. Tockert

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N°72 : 4 ème trimestre 2000

ÉDITORIAL Anniversaire H. Firket
ASPECTS MÉDICAUX DU PLUTONIUM  
LES 20 ANS DE L'AMPGN H. Firket
LES 20 ANS DE L'AMPGN  
LA VIE MILITAIRE PEUT-ELLE NUIRE A LA SANTÉ? J. Loute
L'ANNÉE 2000, ANNÉE DE CULTURE DE PAIX M. Errera
Activités diverses  
Bon à savoir  
A méditer  
Rapport Lugano G. Werbrouck

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N° 71 : 3e trimestre 2000

Edito : Projet américain de missiles anti-missiles est un danger pour la paix  H. Firket              

Activités  ;

- XIVe congrès mondial IPPNW  (Paris)                         H. Firket          

- « La santé par la paix » - déclaration Paris (2/7/2000)                                        

- Contacts à l’OTAN et à l’UEO                                      H. Firket             

- Pq continuer à commémorer tragédie d’Hiroshima            P. Piérart            

- Activités pr commémoration du 55é ann. Hiroshima et Nagasaki                               

- L’arme nucléaire au regard Cour Internationale Justice            J. Verhaegen                 

Guerre et paix

- Les guerres de la fin du Xxe siècle                                           H. Firket              

- L’IPPNW et les armes légères – Plan action                                                 

Divers :

- Une charte européenne des droits fondamentaux             M. Errera

N° 70 : 2e trimestre 2000

Edito : Non, nous ne sommes pas des Don Quichotte            H. Firket

Nos activités :

- XIVe congrès IPPNW à Paris                                                                      

- Journée d’étude AMPGN (Bx 27/5/2000)                                                             

- Préparation conférence de révision du TNP                            G. Vankeerbergen

Guerre et paix :

- Compte-rendu conférence de révision du TNP à NY             H. Firket           

- Armes nucléaires et sécurité européenne                            H. Firket              

- Armes légères : un danger extrème                                  G. Werbrouck   

Divers :

- Quelle culture pour l’Europe ds un monde durable ?            M. Errera             

- L’Europe à Bruxelles : vers un projet commun..                   J. Loute

N° 69 : 1e trimestre 2000

Edito : Le TNP quel avenir ?                                                                              

Activités :

- Journée études AMPGN – Bruxelles 27/5/2000                                                       

- XIVe congrès international IPPNW – Paris (Progr. + inscr)                       

- Entretien au Cabinet des Affaires Etrangères                                                   

- Activités entreprises par affiliés IPPNW :

-          Lettre aux doyens fac. Médecine pour soutien buts Abolition 2000           

-          Lettre aux chefs d’état des puissances nucléaires…

N° 68 : 4e trimestre 1999

Edito : Pourquoi il faut aller au congrès de IPPNW à Paris fin juin 2000   H. Firket  

Activités :

- Dépliant congrès de Paris                                                                                     

- Activités diverses                                                                                                        

- Sommet de la paix à Vienne                                     M. Errera             

 Guerre et paix :

- Coup de Jarnac pour non-prolifération – Carte blanche du Soir       P. Pierart            

- Résolution Parlement Européen, suite à la non-ratification du CTBT     traduction        G. Vankeerbergen        

- Nouvel agenda pour un monde sans armes nucléaires            G. Vankeerbergen        

- La saga des bombes de Kleine Brogel                          H. Firket              

- Le jugement de Greenock                                                   H. Firket              

- Armes non létales : nouvelle course aux armements            M. Errera           

Divers :

- Quelques bonnes et quelques mauvaises nouvelles

                                               H. Firket, G. Vankeerbergen, G. Werbrouck                

Guerre et paix :

- Les guerres des années nonante                                               H. Firket             

- Hans Bethe et le refus américain du CTBT              G. Werbrouck              

- Impact de la non ratification du CTBT sur TPN                 P. Pierart            

- Illusions et dangers d’un système anti-missile                        G. Werbrouck             

- Le danger nucléaire ds un monde nouveau            G. Werbrouck/H. Firket    

Dossier :

- L’année 2000 : pour une culture de la paix                         M. Errera

N° 67 : 3e trimestre 1999

Edito : Du pain sur la planche                                     H. Firket              

Activités :

- Compte-rendu de l’entretien OTAN-IPPNW   

§      Dr. J. Santa Barbara+ Dr. P. Wilk         

- Sommet de la paix à Vienne                                     M. Errera             

- Motion Académie Royale de Médecine de Belgique                                             

- Congrès IPPNW 2000 à Paris                                       Dr. J. Mougnet           

- Séminaire 28/10/99 à Londres sur armes à uranium appauvri                                 

Guerre et paix :

- La ratification du CTBT sera t-elle possible ?                   P. Piérart        

- Licence pour centrale nucléaire du Pakistan                                                      

- De-alerting ou mise hors alerte des missiles nucléaires            H. Firket          

- Nouvelles armes nucléaires – les traités interdisent-ils les recherches    

                                                                                                H. Firket             

Divers :

- Les droits de l’homme : la crise de la cinquantaine            G. Werbrouck   

N° 66 : 2e trimestre 1999

Edito : L’autonomie du Kosovo : oui, mais par quels moyens                        

Activites :

- Inauguration du Parc Hibakusha                                             P. Piérart           

- Communication à l’Académie de Médecine                            H. Firket              

- Commentaires russes sur la guerre au Kosovo                                                          

- 100e anniversaire de l’Appel de La Haye…                              H. Firket             

- Appel de La Haye des médecins européens de l’IPPNW                                          

- Questions aux candidats aux élections du 13/6                        G. Werbrouck/G. Vankeerbergen                                                                                                                                 

Guerre et paix :

- Les alliés utilisent des bombes à uranium appauvri            M. Englert              

- La non violence selon le Dalaï Lama                                   H. Firket          

Nous avons lu :

- « Un long chemin vers la liberté » de N. Mandela                      M. Errera             

- Irak : le fiasco                                                                            G. Werbrouck     

N° 65 : 1er trimestre 1999

Edito :Stratégies nucléaires                                                       H Firket             

Activités

 - XII e Congrès de l’IPPNW (déc. 98)                                            H. Firket/P. Piérart            

 - Méditation                                                                                      Mgr. D. Tutu               

 - Délégation IPPNW au Parlement Européen (trad.)   G. Vankeerbergen                    

 - Contacts politiques                                                                     H. Firket              

 - Conférence de la Haye (mai 1999)                                                                 

 - Note sur l’avis de la Cour Internationale de Justice : Légitimité armes nucléaires 

Dossier :

 - Terrorismes : comment faire face ?                                                M. Errera            

 - Terrorisme informatique et électromagnétique                                                    

Nous avons lu :

 -  Metal of dishonour : depleted uranium                                           P. Pierart           

 - Congrès américain marchande la mort                                         G. Werbrouck

N° 64 : 4e trimestre 1998

Edito : The New Agenda Coalition H. Firket         

Nos activités :

 -  Séminaire de Paris (oct. 1998)                                                                        

 -  Contacts politiques                                                                                                     

Guerre et paix :

 - Appel de Bruxelles (Oct. 1998) :                           M. Errera/P. Pierart           

 -  Les enfants soldats                                                            M. Errera              p.  9

 - Médecine et guerre nucléaire d’Hiroshima à Abolition 2000 (trad.)

                                                                                    G. Vankeerbergen  

N° 63 : 3e trimestre 1998

Edito : Le moment est venu pour la Belgique…            H. Firket  

Activités

 - XIIe Congrès Mondial de l’IPPNW (Melbourne dec. 98)                                             

 - Colloque de Paris  (octobre 98)                                                                             

 - Activités diverses                                                                                                        

Guerre et paix :

 - Résolution des 8 pays                                                                                     

 - Cour pénale internationale (CPI)                                                                          

 - Guerre nucléaire accidentelle (art. New England Journal of Medecine)                  

 - Hommage à Jonathan Mann                                                                         

Dossier :

 - L’Europe et un développement durable : un défi pour l’université   M. Errera 

Divers :

 - Quelques nouvelles non dénuées d’intérêt                                                      

Nous avons lu :

 - L’Inde, nouvelle puissance nucléaire                                 G. Werbrouck

N° 62 : 2e trimestre 1998

Edito : La guerre nucléaire devient-elle plus probable…        H. Firket                    

Activités et nouvelles IPPNW

 - Abolition 2000 Belgium                                                    H. Firket                   

 - Les Droits de l’homme et les rapports Nord-Sud                                                       

 - L’IPPNW et les Droits de l’homme                                                                              

 - Nouvelles brèves                                                 G. Werbrouck                                       

Guerre et Paix :

-          Essais subcritiques des USA                                                                       

-          Réactions internationales et résolution Parlement européen (trad.) 

-          (G.. Vankeerbergen                                                                                            

-          Lettre de protestation auprès ambassade des USA                H. Firket          

-          Extension de l’OTAN : risque nouvelle guerre froide            P. Pierart        

-          L’Irak est-il le seul coupable (trad.)              G. Vankeerbergen                   

Dossier :

- L’enfant et la guerre                                                                         P. de Salle   

Nous avons lu :

- La crise de Cuba : nouvelle approche                    G. Werbrouck

N° 61 : 1er trimestre 1998

Edito : Les portes du temple de Janus             H. Firket                          

Activités 

-          Réunion au Parlement belge organisée par Abolition 2000                        

-          Massacres de civils en Algérie                                                            

-          Intervention de l’IPPNW face à la crise irakienne                                           

-          Réunions internationales en 1998 (Congrès IPPNW à Melbourne)           

Guerre et Paix :

 - Quelle sera la future politique nucléaire des USA                 M. Errera             

 - L’élargissement de l’OTAN est une politique dangereuse (trad.)  G. Vankeerbergen

 - Le Parlement européen contre les essais subcritiques des USA                                

Dossier :

 - Le 100e anniversaire de la naissance de L. Szilard                    P. Pierart

Nous avons lu :

 - Eliminer les armes nucléaires : est-ce souhaitable, est-ce réalisable ?     G. Werbrouck

N° 60 : 4e trimestre 1997

Edito  : Responsabilité médicale                                     H. Firket             

Activités : Résolution colloque de Brno (16/11)                                                  

                 2e séminaire de l’IPPNW Europe : Paris 10-11/10/97                           

                Salon de la Bourse aux armements à Bruxelles : lettre au ministre           

Guerre et paix :

            - Les armes non-létales                                      M. Englebert                                         

            - Tremblement de terre ou essai nucléaire           M. Errera                        

            - Grandes puissances …                                    H. Firket                                      

            - A new nuke                                                    M. Errera                                 

- Question parlementaire sur la position de la Belgique sur arme nucléaire

- Appel de Prix Nobel                                                                                      

Nous avons lu :

            - Atlas des conflits fin de siècle                           G. Werbrouck                        

Divers : Appel aux cotisations                                        Epargne Cigale

N°81 : 1 er trimestre 2003

Edito : La guerre                                                                                                

La crise

- Démission d’un diplomate américain                                J. Kiesling                   

- Relations transatlantiques au vu de la crise irakienne         L. Michel             

Activités

- Les peuples contre la guerre (photos)                                    J. Loute/H. Firket                   

- Conférence sur la mondialisation                                             id.                              

Brèves                                                                                   - Pour ceux qui apprécient l’anglais Bushien                                                         

Dossiers

- Qu’est-ce qui a foiré ? Islam et modernité                           H. Firket              

- Bio-terrorisme et médecine générale                                  L. Sourdeau                   

 Nous avons lu

- L’impossible équilibre                                                          G. Spitaels                     

- Testez vos connaissances sur l’Irak                                                                 

- Comptes 2002 de l’AMPGN  

N°80 : 4 ème trimestre 2002

Irak

- Guerre contre l’Irak et armes de destruction massive                                             

- Le coût de la guerre sur la santé et l’environnement en Irak                                

- Un ancien inspecteur accuse les E.U. d’hypocrisie                                       

Activités

- Retombées pacifiques du Traité Interdiction essais nucléaires   M. Errera 

- Communauté, santé et sécurité humaines                                O. Mikolajzcak        

- Cortège du 17/11 en faveur de la paix                                          H. Firket             

- Illégalité des bombes de Kleine Brogel                                         P. Piérart            

Opinion

- Boris Vian n’est pas mort. Lettre de                                                Y. Bronner                        

Brèves                                                                           - Bombes de Kleine Brogel (suite)                                                                        

-          Un colosse aux pieds d’argile ?

Le médecin praticien devant la menace terroriste                                            
-Terrorisme nucléaire, sinistre fiction ou tragique réalité     A. Henry             

- Effets délétères des armes chimiques                                      G.E. Piérard                      

Courrier  

(MOX, Heisenberg)