Editorial Janvier 2013

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Editorial N° 120

Fin d'année, l 'heure des bilans.  Nouvelle année, le  moment des bonnes résolutions.

Traditionnellement, le passage d'une année à l'autre se passe dans une ambiance festive. La nature humaine  dotée génétiquement d'une solide dose d'optimisme aime  partager son espoir dans  une allégresse générale  en présentant à tous ceux qui veulent l'entendre des vœux pour des jours meilleurs.

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souvenez-vous de votre Humanité

Au contraire, la nouvelle administration américaine qui s’installa quelques semaines plus tard, a tout fait pour saboter le Traité de Non Prolifération. Les choses sont pires aujourd’hui qu’il y a cinq ans, surtout à cause du blocage par ce pays, qui se prétend menacé dans ses œuvres vives. Il est le plus puissant de la planète, il dépense annuellement, « pour sa défense » comme on dit, quasi autant que tous les autre pays ensemble, qu’ils soient alliés, neutres ou ennemis potentiels. Ses forces sont les plus nombreuses, 2 fois et demi plus que la « puissante » armée russe. Elles sont les mieux équipées, leur armement le plus sophistiqué qui soit.

Ce pays est, en fait, réellement sous une menace, mais pas d’une quelconque autre nation ou coalition organisée. Les pays « voyous » (dans le sens qu’il donne à ce mot) n’existent pas. Même si, dans un sens plus courant, ils pullulent au contraire. Les États Unis sont terrifiés par un terrorisme, artisanal, fanatique et imbécile contre lequel l’arme nucléaire ne peut être d’aucune utilité ; il n’a plus de base arrière géographiquement identifiable, qu’on pourrait frapper. Il faut sans aucun doute le combattre, mais par d’autres moyens, surtout policiers.

Le gouvernement des États Unis a persuadé ses citoyens qu’ils habitent une forteresse assiégée. Lors de la dernière conférence de révision du TNP, en mai dernier, il insistait pour qu'on considère que le plus grand danger qui confronte l’Humanité est le désir de l’Iran d’enrichir l’uranium en son isotope 235, seul capable de déclancher la réaction nucléaire. On ne sait même pas s'il s'agit de produire du combustible pour des centrales nucléaires ou de l’explosif pour fabriquer des bombes, ce que nous désapprouverions totalement. Mais à entendre les diplomates américains, leur immense arsenal nucléaire, lui, ne présente aucun danger pour personne. Sans doute, ils ne sont pas seuls responsables de l’échec, mais les autres puissances atomiques n’ont rien fait pour corriger le tir, et n’étaient sans doute pas mécontentes de conserver aussi leurs privilèges nucléaires.

Aucune des 13 mesures de désarmement, unanimement approuvés en l’an 2000, n’a été même envisagée à la conférence. La simple suggestion de Koffi Annan, dans son discours inaugural, de désamorcer les têtes nucléaires prêtes à être lancées en quelques secondes, ce qui est indispensable pour éviter la possibilité de  tragiques erreurs, n’a pas été retenue. Chacun insistant sur les violations du traité dont il soupçonne les autres, la réunion fut un fiasco complet. On n’a même pas réussi à rédiger un communiqué final commun.

Ce qui est plus préoccupant encore, ça a été l’indifférence des médias. En Belgique francophone, ils ont a peine mentionné cet événement d‘importance mondiale pour l’avenir de tous, et son échec complet qui augure mal du futur. Les journaux francophones belges n’ont donné que deux articles sur le sujet, l’un dans le SOIR avant la conférence, expliquant ses enjeux, écrite surtout par A. Ghys du CNAPD, et contresignée par Pol d'Huytvetter de Vrede et moi-même pour l’AMPGN, et un autre après la conférence, dans la Libre Belgique, excellente analyse de l'échec, par Cécile Francis, une jeune chercheuse attachée au GRIP. Pas un mot à la TV, ni ailleurs. Les exploits sportifs et le sort de quelques districts administratifs en Belgique étaient trop importants pour qu’on puisse se pencher sur autre chose. Les Flamands n'ont pas été plus gâtés. Et les grands pays qui nous entourent ont été à peine mieux informés.

Un peu honteux, les médias se rattrapent aujourd'hui par une avalanche d’articles commémoratifs et de films descriptifs, à l’occasion du 60e anniversaire de Hiroshima et Nagasaki. Mais pratiquement aucun n’envisage le problème tel qu’il se pose à l’heure actuelle. Leur démarche est historique, souvent plus simple remplissage d’été qu’analyse raisonnable et à jour. Ces émissions sont généralement fondées sur des reportages sensationnalistes américains très incomplets et parfois biaisés. Néanmoins, nous devrons nous appuyer sur eux. Ils peuvent nous être utile pour rebondir.

Il serait en effet déplorable de laisser tomber les bras après un tel constat d’échec. Si on ne fait rien, il y aura deux éventualités. De plus en plus de pays se doteront d’A.N. Il sera impossible de les en empêcher et l’un d’entre eux finira par faire une bêtise. Ou bien, la prétention des USA de dominer l’espace, rendant ainsi inefficace l’armement nucléaire de tous les autres pays, s’affirmera de plus en plus, ce qui leur donnerait une suprématie autoritaire impossible à défier militairement dans les décennies qui viennent. Mais cette  pax americana, elle, est fragile sur d’autres plans. Le déficit de plus en plus marqué des productions non militaires américaines, les obligent à d’importer de plus en plus de produits courants et donc pèse sur le dollar. De plus, il faut bien être conscient que la Chine et l’Inde seront presque aussi développés que l’Occident d’ici vingt ans et que leurs populations combinées seront dix fois plus nombreuses que celle des USA. Ces pays accepteront de moins en moins d’être traités de haut et de devoir rogner sur les matières premières essentielles dont ils auront besoin, au bénéfice d’un pays qui les gaspille.

        Heureusement, dès le lendemain de l’échec, M. Koffi Annan, secrétaire général de l’Onu,  a proposé qu’on rouvre les négociations à l’occasion de la visite de nombreux chefs d’États et de gouvernements à l’ONU en septembre ;

Heureusement aussi, des Américains, de plus en plus nombreux, se rendent compte que leur pays s’enfonce dans une impasse. Ils s’engagent dans des mouvements qui veulent relancer le désarmement nucléaire. Même certains qui étaient partisans de cet armement, se rendent peu à peu compte que sa présence dans de nombreux pays accroît les occasions d’en acquérir pour des mouvements terroristes. Et sur ceux-ci, je le répète, aucune contre menace nucléaire ne pourrait avoir de prise.

Des groupes internationaux se forment, qui se fondent sur ce raisonnement. Une Nuclear Weapons Convention (c’est-à-dire une convention internationale sur les armes nucléaires), est en préparation et va être proposée à tous les citoyens du monde. Elle est conçue  sur le modèle de celle qui a réussi à rendre les mines antipersonnel illégales au plan international. Il s’agit de mobiliser les opinions publiques dans les pays nucléaires, et ailleurs, pour faire pression sur les gouvernements et les amener à mettre vraiment en route un plan d’élimination.                      Les souvenirs qu’évoquent les médias, si imparfaits soient-ils, doivent être mis à profit pour secouer l’opinion. De nouveaux slogans dérisifs apparaissent : « Tout pays qui possède des A.N,  est un pays voyou. Plus il  en a, plus il est voyou ! ».

C’est dans cette optique qu’un Appel mondial paraît ce 6 août dans un grand nombre de médias internationaux, y compris chez nous. Il est signé par les maires de Hiroshima et Nagasaki, et par les Présidents de deux des principales associations oeuvrant depuis longtemps pour la paix sur le plan international et qui ont d'ailleurs obtenu des Prix Nobel pour leur action, Pugwash International et l’Association Internationale des Médecins pour la Prévention de la Guerre Nucléaire, l’IPPNW, à laquelle nous sommes affiliés. En voici le début :

        « Les peuples de Hiroshima et Nagasaki ont fait l’expérience de l’horreur massive, profonde et durable causée par les bombardements atomiques des 6 et 9 août 1945. Ils ont ressenti le sentiment d’infernale fin du monde que promettent les armes nucléaires. Pendant 60 ans, les survivants ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour répandre un message simple : « Cela ne doit plus jamais se reproduire ». Réussiront-ils à réveiller le monde de la folle transe dans la quelle ces armes l’ont plongé. Ou bien le passé sera t’il oublié …. et donc répété ? »

Vous lirez la suite dans vos journaux. Un texte plus récent et plus précisément destiné à la Belgique, du Maire Akiba a eu un retentissement particulier auprès de nos bourgmestres dont plus de 60 l’ont déjà contresigné, y compris celui de cette ville, M. Elio Di Rupo. En voici les principaux extraits :

« …Nous invitons le gouvernement belge à promouvoir activement le démarrage de négociations multilatérales menant à un Traité sur les Armes Nucléaires, interdisant le développement, les essais, la production, le stockage, le transfert, l’usage et la menace d’user de toute arme nucléaire et définissant un plan par étape pour leur élimination complète. …. Chaque année, l’Assemblée Générale de l’ONU adopte des résolutions en faveur du désarmement nucléaire. Malheureusement, ces résolutions appelant les leaders du monde à remplir leurs responsabilités de débarrasser le globe de la menace des armes nucléaires sont systématiquement ignorées par les médias occidentaux. Ils semblent continuer à jouer un rôle pervers dans la promotion de l’usage des doubles standards en présentant la Corée du Nord comme le mauvais élément, en feignant d’ignorer les refus anglais, français et américains de respecter leurs engagements en terme de désarmement. On peut en dire autant de tous les membres de l’OTAN, qui continuent de s’appuyer sur la menace nucléaire comme un élément de leur politique de sécurité commune  

Le gouvernement belge ferait un pas important au sein de l’OTAN en demandant le retrait des armes nucléaires américaines secrètement présentes sur son sol. Les Etats Unis, seule puissance déployant des armes nucléaires hors de son propre territoire. en ont placé environ 480 sur des bases OTAN de six pays européens, un arsenal nucléaire, àlui seul  plus puissant que celui de la Chine. La base de Kleine Brogel au Nord Est de la Belgique a la capacité d’abriter 20 bombes américaines B61, dont chacune a une puissance jusqu’à quatorze fois supérieure à celle d’Hiroshima. ….

Le 21 avril 2005, le Sénat a approuvé une résolution demandant le retrait des armes nucléaires américaines en Europe. La Chambre a approuvé une résolution similaire le 13 juillet dernier. En Belgique, près de la moitié des bourgmestres ont rejoint la vision 2020 pour l’élimination complète de toutes les armes nucléaires en 2020 (4). Le 6 août 2005 sera désormais connu comme le jour où les bourgmestres belges ont soutenu l’appel du Parlement de défendre une approche équilibrée du régime de non prolifération.  »

L’appel général, dont j’ai cité le début plus haut, se termine comme suit :

« Nous avons tous, en tant que membre de l’espèce humaine, un intérêt en commun, notre survie collective. Nous devons aller de l’avant, quitter un système de sécurité périmé fondé sur la dissuasion atomique et des alliances diverses, vers un système fondé sur la coopération et la solidarité avec l’espèce entière. Reprenant les mots du manifeste Russell-Einstein, un des derniers textes signés par Albert Einstein à la fin de sa vie, « Nous en appelons, d’être humain à être humain. Souvenez-vous de votre humanité et oubliez le reste. Si vous pouvez le faire, la voie sera ouverte à un avenir heureux. Si vous ne le pouvez pas, vous courrez le risque d’une mort généralisée.

Surtout : souvenez-vous de votre Humanité. »       

 

H. Firket,

Mons, ce 6 août 2005

POURQUOI LE BOMBARDEMENT DE NAGASAKI?

Hiroshima n’a pas provoqué le choc escompté auprès des
responsables militaires et même politiques de l’empire du Levant.
Il n’en sera pas de même le 8 août avec l’entrée en guerre de
l’URSS en Manchourie qui va atteindre sérieusement le moral du
Japon. Les militaires américains responsables du programme
Manhattan sont déçus et vont agir dans la précipitation pour
larguer la bombe au plutonium sur Nagasaki et apparemment sans
l’autorisation présidentielle!! Les tracts qui devaient être lancés
sur les villes japonaises ne seront prêts que le 10 août….Les
prétextes de ce second crime sont variés, on peut en retenir les
principaux:
 
1)  le coût de la bombe ( plus ou moins un milliard de dollars )
 
2)  faire croire que les E.U. disposent de plusieurs bombes
 
3)  tester une bombe au plutonium sur une population civile
 
4)  comparaison avec Hiroshima
 
5)  intimider l’URSS
 
    Hiroshima et Nagasaki, qui ne représentent que 2% des
    destructions des infrastructures, ont eu très peu d’impact sur les
    Japonais qui ignoraient la nature exacte de ce type de
    bombardement et le comparaient à un bombardement
    conventionnel de mille ou deux mille forteresses volantes.
    L’entrée en guerre, le 8 août, de l’URSS a été beaucoup plus
    efficace pour accélérer les négociations de paix, d’autant plus
    que les E.U.  voulaient stopper l’avance de l’armée rouge afin
    de se réserver exclusivement l’occupation du Japon. Enfin
    l’acharnement des militaires à poursuivre ce massacre inutile
    s’est encore manifesté avec la proposition du général Groves qui
    informa le président Truman qu’il disposerait vers le 12 et le 13
    août de suffisamment de plutonium que pour faire exploser une
    troisième bombe le 17 ou le 18 août…Truman refusa.
 
    Plusieurs historiens  de valeur dont Liddell Hart et Gar
    Alperovitz sont  arrivés à la conclusion que Hiroshima et
    Nagasaki ont plus contribué à déclencher la guerre froide qu’à
    mettre fin à la deuxième guerre mondiale. Malgré les avis des
    généraux Douglas Macarthur, Dwight Eisenhower et William
    Leahy, qu’il n’y avait pas de nécessité militaire à utiliser le feu
    nucléaire, Truman en a décidé autrement. Ainsi l’occupation de
    la Manchourie, l’invasion de la Chine, Pearl Harbor, les sévices
    subis par les prisonniers américains et anglais et les milliers de
    femmes coréennes soumises aux divertissements des militaires
    japonais ont été vengés….Une logique qui ne peut mener qu’à
    une escalade dans l’horreur et l’apocalypse.
 
    Quant à l’histoire elle ne retiendra, le plus souvent, qu’une
    contre-vérité et une énormité, à savoir, que la bombe a mis fin à
    la guerre et qu’elle a épargné la vie à 500.000 ou 1.000.000 de
    soldats américains soit une fois et demi ou trois fois plus que
    toutes les pertes subies par l’armée des Etats-Unis pendant la
    seconde guerre mondiale!
    La sacralisation de la bombe a commencé ….
 
    Pierre Piérart

Nous avons lu : Notre vie quotidienne en 2050 de Michel Wautelet – Editions Scripta – 2003.

Ce livre de 146 pages est une synthèse remarquable de ce qu’un scientifique curieux du développement des sciences, des technologies et de la société a pu écrire d’une façon sereine,simple, intelligente et objective sur l’avenir à moyen terme des conditions de vie de la communauté humaine.

 Sans aucun parti pris le prof. Michel Wautelet aborde des problèmes aussi délicats que celui de l’énergie en proposant des scénarios réalistes mais, néanmoins, alarmants. L’auteur constate, comme monsieur tout le monde, que notre société est en mutation et qu’il n’est pas aisé de formuler des scénarios probables sur notre avenir. Il rappelle très justement comment nos parents envisageaient , souvent de façon très fantaisiste, l’époque de l’an 2000.

Le chapitre 3 est consacré au pétrole, sujet d’actualité et qui devra se clôturer immanquablement par une pénurie prochaine.

Au rythme actuel de la consommation irréfléchie et inqualifiable,pour ne pas dire criminelle, les hydrocarbures qui se sont accumulés dans les sédiments depuis plus de 600 millions d’années (produits d’une infime partie de la photosynthèse qui s’est fossilisée) auront disparu. Ces derniers pourraient déjà être épuisés vers les années 2035 à moins qu’un sursaut exceptionnel permette de retarder cet épuisement de deux ou trois décades. La disparition du pétrole et du gaz aura pour conséquence évidente un chambardement évident sur les déplacements des humains et le transport des marchandises, ce qui pourrait provoquer des révoltes sociales face à un nouvel ordre écologique imposé dans la précipitation par une gouvernance désemparée.

Monsieur Wautelet envisage avec scepticisme l’avenir des véhicules futurs. La voiture électrique n’aura qu’une autonomie de plus ou moins 150 km. Avec 500 kg de batteries au plomb (les batteries nickel-cadmium pourraient stocker le double d’énergie par kilo de batterie). Quoi qu’il en soit, dit Michel Wautelet, le développement du parc des automobiles électriques nécessitera pour l’Union Européenne, un potentiel électrique installé équivalent à une vingtaine de centrales nucléaires, même avec une réduction de 50 % des distances parcourues, sans oublier la quantité de plomb nécessaire qui n’est probablement déjà plus disponible.

La voiture à piles à combustible pose des problèmes encore plus complexes malgré un rendement énergétique excellent. Ce type de voiture présente des problèmes de sécurité (hydrogène, gaz naturel)et, encore une fois, nécessite une production d’électricité énorme en vue de l’électrolyse de l’eau. Pour l’Union Européenne;la quantité d’électricité nécessaire exigerait l’équivalent d’une soixantaine de centrales nucléaires.

Que dire des camions dont le poids des batteries serait exorbitant.

En d’autres termes le camion est condamné à moyen terme et il devient urgent de réfléchir à l’utilité de nouvelles autoroutes y compris de nouveaux tunnels transalpins pour désengorger la circulation. Il est évident que la voiture hybride à très faible consommation et le développement du réseau ferroviaire pourraient retarder l’échéance de la disparition des hydrocarbures tellement précieux pour l’industrie chimique en général.

Monsieur Wautelet rappelle justement les quatre secteurs des problèmes énergétiques: l’utilisation rationnelle de l’énergie(URE), les énergies fossiles, les énergies renouvelables et l’énergie nucléaire.  Il rappelle l’importance de l’URE qui implique l’augmentation du rendement énergétique, une meilleure gestion de l’énergie (cogénération) et  la lutte contre le gaspillage. Cet aspect nous paraît fondamental quand on constate la croissance continue de la consommation électrique qui, même en période de crise, dépasse les 2 %. C’est principalement dans le secteur tertiaire, privé et publique, que l’absence d’économie (soit un rendement énergétique optimum) et le gaspillage (dépense énergétique inutile, ex.: un local bien éclairé par l’énergie solaire où toutes les lampes sont allumées) sont flagrants. Il sera très difficile de modifier notre comportement pour respecter cet aspect du problème; une action pédagogique des jeunes sera indispensable pour éduquer les adultes (NDLR).

 En ce qui concerne les énergies fossiles leur sort semble fixé: une trentaine d’années pour les hydrocarbures ou un  peu plus si l’homme prend conscience du problème; quant au charbon les réserves sont encore abondantes pour une période évaluée à 300 ans. Peu de responsables envisagent l’avenir de ce secteur vu les problèmes énormes de pollution atmosphérique.

Michel Wautelet souligne l’importance des énergies renouvelables, en particulier l’éolien qui pourrait, selon lui,intervenir pour 10 à 12 %, le photovoltaïque qu’il ne chiffre pas et la biomasse (bois, biocarburants, etc.) qui peut jouer un rôle important de l’ordre de 10 % peut être et qui, par le mécanisme de la photosynthèse suivi de la combustion, n’aggrave pas la quantité de CO2  produite.

La géothermie n’est pas abordée dans l’ouvrage de Michel Wautelet de même que l’hydroélectricité dans les pays en voie de développement.

 Le problème nucléaire est examiné avec beaucoup de sérénité par l’auteur qui envisage deux possibilités à moyen terme. Dans le scénario «sortir du nucléaire» il souligne les problèmes économiques, un confort énergétique modifié mais non diminué, les efforts de tous pour s’adapter à ce nouveau style de vie et finalement un coût de la vie ou, du moins, des investissements importants difficilement abordables pour tout le monde. Dans le scénario « maintenir le nucléaire» le mode de vie restera le même avec, comme revers de la médaille, les déchets nucléaires, les risques d’accidents graves, le terrorisme nucléaire, le renouveau de la course aux armements et la multiplication de nouveaux sites pour l’implantation des futures centrales nucléaires.

Le prof. Wautelet n’envisage pas le problème du nucléaire au delà de 2050; à ce moment la teneur des gisements d’uranium sera plus pauvre avec des frais d’exploitation plus importants et, par conséquent, une production de CO2  du cycle de l’uranium équivalente et même supérieure à celle d’une centrale au gaz. Il restera à ce moment des réserves de plutonium civil et militaire susceptibles d’être utilisées dans des centrales appropriées.

Nous ne pouvons analyser tous les sujets présentés dans le livre, citons néanmoins, les nanotechnologies qui pourront apporter de très nombreuses applications en biologie et en médecine, le futur de l’informatique, l’habitat moderne devant permettre des économies d’énergie considérables. Ce dernier point nécessitera néanmoins des investissements importants. Quant à nos villes du milieu du XXI ème siècle, on peut les imaginer avec de nombreux piétonniers, beaucoup de vélos, des transports en commun généralisés, des parcs de voitures électriques ou hybrides et un renouveau du commerce de proximité.

En bref, un livre à lire, à relire et à méditer, qui nous obligera à réfléchir sur les mesures à prendre le plus vite possible pour partager les dividendes d’une croissance zéro ou négative en ce qui concerne les biens mais toujours positive dans le secteur tertiaire.

 

       Pierre Piérart

Commémoration 60ème anniversaire Hiroshima samedi 6 août à Mons

Samedi 6 août 2005 Commémoration du 60ème anniversaire de la tragédie de Hiroshima et Nagasaki

Les armes nucléaires de l'OTAN sont un obstacle aux négociations de désarmement au Mundaneum  rue de Nimy,76 à Mons

Exposés : 

 10 h 00 :    « Apocalypse nucléaire, un risque qui s'accroît » par le Pr. Henri Firket
 
 11 h 00 :    « L'OTAN et l'Union Européenne » par Ben Cramer
 
 11 h 30 :  Débat et visite de l'exposition
 
 12 h 00 :    Lunch à l'Université de Mons-Hainaut  Plaine de  Nimy - Chaussée de Bruxelles
 
14 h 00 :   Dépôt de fleurs au mémorial Hibakusha
 
14 h 30 : « L'Union Européenne face au Traité de Non-Prolifération » par le Pr. Pierre Piérart
 
 15 h 30 :   Débat

 

Journées organisées par l'AMPGN, l'AEPGN, le CEAH,l'Association pour la Paix de Cuesmes, le Mouvement helléniquepour la Paix, La Braise,  Stop USA,la Communauté hellénique de Quaregnon-Mons-Borinage, Abolition 2000, MCP, Voor Moeder Aarde, Forum voor Vrede Actie, Vrede, CSO, Abolition U.A, ULDP

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Soixantième anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki.

Il y a 60 ans: la tragédie de Hiroshima et Nagasaki se précisait malgré l’écroulement de l’Allemagne nazie.

Le projet de bombe atomique américain, connu sous le nom de «projet Manhattan», initié par les physiciens Szilard et Teller en vue de dissuader les Allemands de le faire, n’avait plus lieu d’exister.

Un projet qui a coûté 2 milliards de dollars et mobilisé 150.000 personnes a été détourné de son objectif initial (bombe de dissuasion) pour devenir une arme terroristeet offensive contre le Japon aux abois et quémandant l’arrêt des hostilités.

Les demandes du Japon resteront lettre morte et la Conférence de Yalta (du 4 au 12 février 1994) aboutira à un engagement de l’URSS contre le Japon trois mois après la capitulation de l’Allemagne.

Nous retiendrons seulement pour la période du 1er janvier au 31 mars 1945 le bombardement de Dresde les 13 et 14 février, qui est considéré comme un Hiroshima et un avertissement aux Soviétiques de la puissance militaire des Alliés, les bombardements incendiaires de Tokyo les 16 et 17 février, l’information de Stimson à Roosevelt du 15 mars, concernant le dilemme nucléaire des Américains (soit annoncer clairement aux Russes le projet Manhattan soit le cacher) et l’accord secret du Président Benes avec Moscou concernant la possibilité de livraison de l’Uranium de Joachimsthal (Tchécoslovaquie).

Nous nous limiterons dans cette note aux évènements importants qui ont caractérisé la tragédie d’Hiroshima durant la période d’avril1945; d’autres notes suivront pour les périodes de mai, juin, juillet et août.

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Premier bilan de la Campagne de Solidarité des Bourgmestres des Villes et Communes de la Communauté française de Belgique

Premier bilan de la Campagne de Solidarité des Bourgmestres des Villes et Communes de la Communauté française de Belgique avec le Maire d’Hiroshima pour un désarmement nucléaire total.(Du 6 août au 31 décembre 2004).

Lors du 59ème anniversaire de la tragédie de Hiroshima et Nagasaki un colloque a été organisé à l’Université de Mons- Hainaut sur le thème «Solidarité avec Hiroshima». Ce colloque était organisé par l’Association des Médecins et Etudiants pour la Prévention de la guerre Nucléaire (AMPGN et AEPGN) ainsi que par le Comité de Surveillance OTAN (CSO). La responsable d’Abolition 2000, Carla Goffi, était présente ainsi que Pol D’Huyvetter (Voor Moeder Aarde) accompagné d’un Hibakusha, Monsieur Keijiro Matsushima.

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COMMUNIQUE 2004

Réunies à l’Université de Mons le 7 août 2004 pour commémorer le 59e anniversaire des bombardements nucléaires de Nagaski et Hiroshima, en présence de M. Keijiro Matsushima, survivant de la catastrophe d’Hiroshima, les associations néerlandophones et francophones citées ci-dessous et les participants :

1.      décident de renforcer leur collaboration pour obtenir des avancées décisives quant au désarmement nucléaire des grandes puissances et pour que l’article 6 du Traité de Non Prolifération (TNP) soit mis en œuvre sans délai lors de la révision de ce Traité en mai 2005 à l’ONU ;

2.      décident d’obtenir une large adhésion des bourgmestres de leurs villes et communes à la déclaration du maire d’Hiroshima qui propose un plan d’action pour un désarmement complet en 2020 ;

3.      veulent obtenir de ces autorités qu’elles participent à l’information et la mobilisation de leurs opinions publiques en leur rappelant la menace des armes nucléaires ;

4.      exigent que les essais nucléaires en vue de perfectionnement (mininukes etc..) soient arrêtés et que le traité d’interdiction à ce sujet soit ratifié par tous les pays pour permettre la mise en place des structures de contrôle ;

5.      exigent que la Belgique respecte ses obligations selon le Traité et obtienne de l’OTAN l’évacuation des armes nucléaires illégalement stockées sur son territoire ;

6.      insistent d’une façon générale sur le respect de l’avis de la Cour internationale de justice de La Haye (juillet 1996) qui déclare l’emploi et la menace d’emploi des armes nucléaires illégaux selon les lois internationales.

L’Association des Médecins pour la Prévention de la Guerre nucléaire (AMPGN)

L’Association des Etudiants pour la Prévention de la Guerre nucléaire (AEPGN)

Voor Moeder Aarde

Mouvement Chrétien pour la Paix (MCP)

Comité Surveillance OTAN (CSO)

Stop USA

Abolition 2000

 

 

Pour tout contact : Henri Firket  - 04/252.22.40 – ampgn.firket@skynet.be

                              Carla Goffi    - 0496.463965 – mcp.belgium@skynet.be

ILLUSIONS ET IDEES FAUSSES SUR LES ARMES NUCLEAIRES

Le grand public sait que les armes nucléaires sont d’effrayants moyens de destruction. Mais après la guerre froide et la fin des essais, des illusions et idées fausses se répandent qui minimisent l’impact de leurs effets matériels et biaisent les aspects politiques et les concepts stratégiques. Les responsables de décisions à prendre (milieux politiques, militaires, scientifiques et médicaux).doivent être mis en garde. On sous-estime leurs caractéristiques techniques et les effets matériels. On croit souvent que l’arme nucléaire ne tue pas plus que les grands bombardements aériens de la seconde guerre mondiale, ni que armes, biologiques ou chimiques, qualifiées aussi « de destruction massive », que leurs effets les plus graves sont les cancers et les anomalies génétiques dus à leur radioactivité et que ces effets ressemblent à ceux des accidents de centrales nucléaires. D’autres veulent vendre l’idée que les bombes nucléaires miniatures ne détruisent qu’un ou quelques bâtiments et seront plus acceptables pour l’opinion. Sur les plans stratégique et politique, on déclare que l’arme nucléaire, purement « dissuasive », empêche toute guerre, et a assuré la paix depuis 1945. On croit aussi que l’arme nucléaire est le moyen de défense le moins cher, que, la guerre froide étant finie, le désarmement nucléaire est en bonne voie et que le risque d’un conflit nucléaire a quasi disparu. Le seul danger restant proviendrait d’Etats voyous irresponsables, que le Traité de Non Prolifération a pour unique but d’empêcher de se procurent ces armes. Par contre, on tente d’accréditer l’idée que l’armement nucléaire, employé seulement en défense, ne viole pas la loi internationale. On croit enfin que la Belgique, pays non nucléaire et qui entend le rester, n’est pas concernée, mais que, comme les gouvernements des grands pays n’obéissent qu’à des intérêts immédiats, la pression de l’opinion n’a aucune prise sur eux. Demander un désarmement nucléaire généralisé est utopique.

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INVITATION AU COLLOQUE «OTAN, BRAS ARMÉ DE LA MONDIALISATION»

A l’occasion de la commémoration du 58ème anniversaire de latragédie de Hiroshima et de Nagasaki, l’Association des Médecins et des Etudiants pour la Prévention de la GuerreNucléaire (AMPGN et AEPGN) et le Comité de Surveillance OTAN (CSO) ont le plaisir de vous inviter à la journée consacrée au désarmement nucléaire et au colloque sur la nouvelle stratégie de l’OTAN. 
Ces manifestations se dérouleront le samedi 2 août sur le campus de la plaine de Nimy où se trouvent le parc Hibakusha et les grands auditoires de l’université de Mons- Hainaut (chaussée de Bruxelles à Mons) .

Depuis la fin de la guerre froide, la disparition de l’URSS et la dissolution du pacte de Varsovie, l’existence de l’OTAN, organisation de défense occidentale, ne se justifiait plus. En 1991 la guerre d’agression contre la République de Yougoslavie a fourni une occasion inespérée à l’Alliance pour tenter de s’immiscer dans les affaires de l’Union européenne. Pour se maintenir en Europe Washington a renforcé l’OTAN en accueillant d’anciens membres du pacte de Varsovie et d’anciennes républiques soviétiques. En outre l’Alliance créait un vaste réseau de membres européens et asiatiques regroupés sous le vocable de «Partenariat pour la Paix» dont le statut reste assez vague avec des partenaires associés et plus ou moins indépendants.
L’OTAN qui logiquement aurait dû disparaître s’est donc renforcée , en multipliant ses actions dans de très nombreux domaines comme la lutte contre la prolifération des armes nucléaires, chimiques et bactériologiques et le terrorisme.

L’Alliance s’approprie une foule d’autres missions comme l’intervention dans les conflits ethniques et les violations des droits de l’homme afin de contrôler l’économie et le pouvoir politique. Bien que sérieusement fragilisée par la contestation de certains de ses membres fondateurs, l’OTAN persiste dans sa nouvelle stratégie offensive soutenue avec beaucoup de conviction par ses nouveaux membres de l’Est. L’OTAN, en opposition avec les velléités de l’Union européenne qui veut se doter d’une force autonome de sécurité, se défend bec et ongles afin de conserver les leviers de commande de la Politique européenne de sécurité et de défense. Bien que fortement déconsidérée par l’administration Bush, l’Alliance, en pleine expansion, demeure un outil utile pour certaines opérations à risques, décidées à Washington, mais discutables et même illégales.
Programme de la commémoration du 58ème anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki et du Colloque sur la nouvelle stratégie de l’OTAN (Samedi 2 août 2003 à l’Université de Mons Hainaut, au campus de la plaine de Nimy, chaussée de Bruxelles à Mons: Parc Hibakusha et Grands Auditoires )

10 H 00 : Dépôt de fleurs au parc Hibakusha

10 H 15: Ouverture du Colloque sur la nouvelle stratégie del’OTAN

10 H 30: OTAN bras armé de l’Union européenne et de la Mondialisation (Ben Cramer, Eric Remacle, Henri Firket)

11 H 00 : Détérioration des relations transatlantiques (Eric Remacle, Henri Firket, Ben Cramer)

14 H 00 : Visite de l’exposition sur les essais nucléaires, la prolifération, la révision du TNP en 2005 et l’histoire de l’OTAN

14 H 30h.: Débat contradictoire sur le rôle de l’OTAN (modérateur G.Berghezan)17 H00 : Manifestation au SHAPE pour réclamer la dénucléarisation des bases de l’OTAN.

Cette journée a reçu l’aide de l’Association «R» et le soutien de l’Association pour la Paix de Cuesmes et de Abolition 2000.Les associations de paix, le public et la presse sont les bienvenus.

Prof. Pierre Piérart

Vice-Président de l’AMPGN.

Text of floor remarks made to the US Senate on June 24, 2003 by Sen. Robert Byrd.

Senator Robert Byrd
June 25, 2003

Text of floor remarks made to the US Senate on June 24, 2003 by Sen. Robert Byrd.

Mr. President, last fall, the White House released a national security strategy that called for an end to the doctrines of deterrence and containment that have been a hallmark of American foreign policy for more than half a century. This new national security strategy is based upon pre-emptive war against those who might threaten our security.

Such a strategy of striking first against possible dangers is heavily reliant upon interpretation of accur-ate and timely intelligence. If we are going to hit first, based on perceived dangers, the perceptions had better be accurate. If our intelligence is faulty, we may launch pre-emptive wars against countries that do not pose a real threat against us. Or we may overlook countries that do pose real threats to our security, allowing us no chance to pursue diplomatic solutions to stop a crisis before it escalates to war. In either case lives could be needlessly lost. In other words, we had better be certain that we can discern the imminent threats from the false alarms.

96 days ago [as of June 24], President Bush announced that he had initiated a war to "disarm Iraq, to free its people and to defend the world from grave danger." The President told: "Our nation enters this conflict reluctantly - yet, our purpose is sure. The people of the US & our friends & allies will not live at the mercy of an outlaw regime that threatens the peace with weapons of mass murder." [Address to the Nation, 3/19/03]

The President has since announced that major combat operations concluded on May : "Major combat operations in Iraq have ended. In the battle of Iraq, the United States & our allies have prevailed." Since then, the US has been recognized by the international community as the occupying power in Iraq. & yet, we have not found any evidence that would confirm the officially stated reason that our country was sent to war; namely, that Iraq's weapons of mass destruction constituted a grave threat to the US.

We have heard a lot about revisionist history from the White House of late in answer to those who question whether there was a real threat from Iraq. But, it is the President who appears to me to be intent on revising history. There is an abundance of clear and unmistakable evidence that the Adminis-tration sought to portray Iraq as a direct and deadly threat to the American people. But there is a great difference between the hand-picked intelligence that was presented by the Administration to Congress and the American people when compared against what we have actually discovered in Iraq. This Con-gress and the people who sent us here are entitled to an explanation from the Administration.

On Jan. 28, 2003, Pres. Bush said in his State of the Union Address: "The British government has learned that S. Hussein recently sought significant quantities of uranium from Africa." [State of the Union, p. 7] Yet, according to news reports, the CIA knew that this claim was false as early as March 2002. In addition, the International Atomic Energy Agency has since discredited this allegation.

On Febr. 5, Secretary of State Colin Powell told the UN Security Council: "Our conservative estimate is that Iraq today has a stockpile of between 100 & 500 tons of chemical weapons agent. ... enough to fill 16,000 battlefield rockets." [Remarks to UN Security Council, p. 12] The truth is, to date we have not found any of this material, nor those thousands of rockets loaded with chemical weapons.

On Febr. 8, President Bush told the nation: "We have sources that tell us that S. Hussein recently authorized Iraqi field commanders to use chemical weapons - the very weapons the dictator tells us he does not have." [Radio Address,] Mr. President, we are all relieved that such weapons were not used, but it has not yet been explained why the Iraqi army did not use them. Did the Iraqi army flee their positions before chemical weapons could be used? If so, why were the weapons not left behind? Or is it that the army was never issued chemical weapons? We need answers.

On March 16, the Sunday before the war began, in an interview with Tim Russert, Vice President Cheney said that Iraqis want "to get rid of Saddam Hussein and they will welcome as liberators the United States when we come to do that." He added, "...the vast majority of them would turn [Saddam Hussein] in a minute if, in fact, they thought they could do so safely." [Meet the Press, 3/16/03, p. 6] But in fact, Mr. President, today Iraqi cities remain in disorder, our troops are under attack, our occup-ation government lives and works in fortified compounds, and we are still trying to determine the fate of the ousted, murderous dictator.

On March 30, Secretary of Defense Donald Rumsfeld, during the height of the war, said of the search for weapons of mass destruction: "We know where they are. They're in the area around Tikrit & Bagh-dad and east, west, south, and north somewhat." [This Week, 3/30/03, p. 8] But Baghdad fell to our troops on April 9, and Tikrit on April 14, and the intelligence Secretary Rumsfeld spoke about has not led us to any weapons of mass destruction.

Whether or not intelligence reports were bent, stretched, or massaged to make Iraq look like an im-minent threat to the USA, it is clear that the Administration's rhetoric played upon the well-founded fear of the American public about future acts of terrorism. But, upon close examination, many of these statements have nothing to do with intelligence, because they are at root just sound bites based on conjecture. They are designed to prey on public fear.

The face of Osama bin Laden morphed into that of Saddam Hussein. President Bush carefully blurred these images in his State of the Union Address. Listen to this quote from his State of the Union Ad-dress: "Imagine those 19 hijackers with other weapons and other plans - this time armed by Saddam Hussein. It would take one vial, one canister, one crate slipped into this country to bring a day of horror like none we have ever known." [State of the Union, 1/28/03, p 7] Judging by this speech, not only is the President confusing al Qaeda and Iraq, but he also appears to give a vote of no-confidence to our home and security efforts. Isn't the White House, the brains behind the Department of Homeland Security? Isn't the Administration supposed to be stopping those vials, canisters, and crates from entering our country, rather than trying to scare our fellow citizens half to death about them?

Not only did the Administration warn about more hijackers carrying deadly chemicals, the White House even went so far as to suggest that the time it would take for U.N. inspectors to find solid, 'smoking gun' evidence of Saddam's illegal weapons would put the U.S. at greater risk of a nuclear attack from Iraq. National Security Advisor Condoleeza Rice was quoted on Sept. 9, 2002, by the Los Angeles Times, "We don't want the 'smoking gun' to be a mushroom cloud." ["Threat by Iraq Grows, U.S. Says," 9/9/02] Talk about hype! Mushroom clouds? Where is the evidence for this? There isn't any.

On September 26, 2002, just two weeks before Congress voted on a resolution to allow the President to invade Iraq, and six weeks before the mid-term elections, President Bush himself built the case that Iraq was plotting to attack the United States. After meeting with members of Congress on that date, the President said: "The danger to our country is grave. The danger to our country is growing. The Iraqi regime possesses biological and chemical weapons.... The regime is seeking a nuclear bomb, and with fissile material, could build one within a year."

These are the President's words. He said that Saddam Hussein is "seeking a nuclear bomb." Have we found any evidence to date of this chilling allegation? No.

But, President Bush continued on that autumn day: "The dangers we face will only worsen from month to month and from year to year. To ignore these threats is to encourage them. And when they have fully materialized it may be too late to protect ourselves and our friends and our allies. By then the Iraqi dictator would have the means to terrorize and dominate the region. Each passing day could be the one on which the Iraqi regime gives anthrax or VX - nerve gas - or some day a nuclear weapon to a terrorist ally." [Rose Garden Remarks, 9/26/02]

& yet, seven weeks after declaring victory in the war against Iraq, we have seen nary a shred of evi-dence to support his claims of grave dangers, chemical weapons, links to al Qaida, or nuclear weapons.

Just days before a vote on a resolution that handed the President unprecedented war powers, Pres. Bush stepped up the scare tactics. On Oct. 7, just four days before the Oct. 11 vote in the Senate on the war resolution, the President stated: "We know that Iraq and the al Qaeda terrorist network share a common enemy - the United States of America. We know that Iraq and al Qaeda have had high-level contacts that go back a decade." Pres. Bush continued: "We've learned that Iraq has trained al Qaeda members in bomb-making & poisons and deadly gasses.... Alliance with terrorists could allow the Iraqi regime to attack America without leaving any fingerprints."

Pres. Bush also elaborated on claims of Iraq's nuclear program : "The evidence indicates that Iraq is reconstituting its nuclear weapons program. Saddam Hussein has held numerous meetings with Iraqi nuclear scientists, a group he calls his 'nuclear mujahideen' - his nuclear holy warriors.... If the Iraqi regime is able to produce, buy, or steal an amount of highly enriched uranium a little larger than a single softball, it could have a nuclear weapon in less than a year." [Cincinnati Museum, 10/7/02, p 3)-

This is the kind of pumped up intelligence and outrageous rhetoric that were given to the American people to justify war with Iraq. This is the same kind of hyped evidence that was given to Congress to sway its vote for war on October 11, 2002.

We hear some voices say, but why should we care? After all, the United States won the war, didn't it? Saddam Hussein is no more; he is either dead or on the run. What does it matter if reality does not reveal the same grim picture that was so carefully painted before the war? So what if the menacing characterizations that conjured up visions of mushroom clouds and American cities threatened with deadly germs and chemicals were overdone? So what?

Mr. President, our sons and daughters who serve in uniform answered a call to duty. They were sent to the hot sands of the Middle East to fight in a war that has already cost the lives of 194 Americans, thousands of innocent civilians, and unknown numbers of Iraqi soldiers. Our troops are still at risk. Hardly a day goes by that there is not another attack on the troops who are trying to restore order to a country teetering on the brink of anarchy. When are they coming home?

The President told the American people that we were compelled to go to war to secure our country from a grave threat. Are we any safer today than we were on March 18, 2003? Our nation has been committed to rebuilding a country ravaged by war and tyranny, and the cost of that task is being paid in blood and treasure every day.

It is in the compelling national interest to examine what we were told about the threat from Iraq. It is in the compelling national interest to know if the intelligence was faulty. It is in the compelling national interest to know if the intelligence was distorted.

Mr. President, Congress must face this issue squarely. Congress should begin immediately an investi-ngation into the intelligence that was presented to the American people about the pre-war estimates of Saddam's weapons of mass destruction and the way in which that intelligence might have been mis-used. This is no time for a timid Congress. We have a responsibility to act in the national interest and protect the American people. We must get to the bottom of this matter.

Although some timorous steps have been taken in the past few days to begin a review of this intel-ligence - I must watch my terms carefully, for I may be tempted to use the words "investigation" or "inquiry" to describe this review, and those are terms which I am told are not supposed to be used - the proposed measures appear to fall short of what the situation requires. We are already shading our terms about how to describe the proposed review of intelligence: cherry-picking words to give the American people the impression that the government is fully in control of the situation, and that there is no reason to ask tough questions. This is the same problem that got us into this controversy about slanted intelligence reports. Word games. Lots and lots of word games.

Well, Mr. President, this is no game. For the first time in our history, the United States has gone to war because of intelligence reports claiming that a country posed a threat to our nation. Congress should not be content to use standard operating procedures to look into this extraordinary matter. We should accept no substitute for a full, bipartisan investigation by Congress into the issue of our pre-war intelligence on the threat from Iraq and its use.

The purpose of such an investigation is not to play pre-election year politics, nor is it to engage in what some might call "revisionist history." Rather it is to get at the truth. The longer questions are allowed to fester about what our intelligence knew about Iraq, and when they knew it, the greater the risk that the people - the American people whom we are elected to serve - will lose confidence in our government.

This looming crisis of trust is not limited to the public. Many of my colleagues were willing to trust the Administration and vote to authorize war against Iraq. Many members of this body trusted so much that they gave the President sweeping authority to commence war. As President Reagan famously said, "Trust, but verify." Despite my opposition, the Senate voted to blindly trust the President with unprecedented power to declare war. While the reconstruction continues, so do the questions, and it is time to verify.

I have served the people of West Virginia in Congress for half a century. I have witnessed deceit & scandal, cover up & aftermath. I have seen Presidents of both parties who once enjoyed great popul-arity among the people leave office in disgrace because they misled the American people. I say to this Administration: Do not circle the wagons. Do not discourage the seeking of truth in these matters.

Mr. President, the American people have questions that need to be answered about why we went to war with Iraq. To attempt to deny the relevance of these questions is to trivialize the people's trust.

The business of intelligence is secretive by necessity, but our government is open by design. We must be straight with the American people. Congress has the obligation to investigate the use of intelligence information by the Administration, in the open, so that the American people can see that those who exercise power, especially the awesome power of preemptive war, must be held accountable. We must not go down the road of cover-up. That is the road to ruin.

APPEL URGENT DU RÉSEAU BELGE «SORTIR DU NUCLÉAIRE»

Bruxelles, le 14 juin 2003


APPEL URGENT DU RÉSEAU BELGE «SORTIR DU NUCLÉAIRE»
(Action médiatique ce mercredi 18 juin 2003 de 10H30’ à 12H30’
devant l’Atomium)


Puisque Olivier Deleuze a plié bagage le milieu associatif belge
qui soutient la sortie du nucléaire se doit de poursuivre la lutte
contre le lobby européen de l’Atome. Ce très puissant groupe de
pression, soutenu par plusieurs commissaires européens, veut
conserver le traité Euratom devenu totalement obsolète. Il
s’acharne à défendre les centrales nucléaires qui, privatisées,
doivent être soutenues illégalement par des aides
gouvernementales; il incite le commissaire européen de la
recherche à privilégier outrageusement la recherche appliquée
pour l’énergie nucléaire au détriment des programmes concernant
les énergies renouvelables et l’Utilisation Rationnelle de l’Énergie
(URE); il prétend que le processus nucléaire de production
d’électricité ne produit pas de CO2 ( une centrale nucléaire
alimentée par de l’uranium extrait d’un gisement à haute teneur
produit au cours de son cycle une quantité de CO2 équivalente au
tiers de celle qui fonctionne au gaz , si la teneur est inférieure à un
millième le volume de CO2 peut atteindre 100 % et même plus);
il nie outrageusement les effets catastrophiques de la pollution
radioactive dans l’air, l’eau et les sols: Three Miles Island,
Sellafield, La Hague, Tchernobyl (30 morts et 3 cas de cancers
mortels selon la prestigieuse revue Foreign Affairs!!!) , Savanah
River, Oak Ridge, Handford (production de plutonium), Kyshtym,
Chelyabinsk, Semipalatinsk, Nouvelle Zemble, Maralinga, Regane,
Moruroa, Lop Nor et des centaines d’autres sites moins bien
connus, sans parler des tonnes d’uranium appauvri dispersées sur
les champs de bataille en Bosnie, au Kosovo et en Iraq…..
Le problème des déchets nucléaires n’a toujours pas trouvé de
solution.

En conclusion les associations belges qui prônent la Sortie du
Nucléairesont invitées à participer à l’action médiatique organisée
par le réseau français «Sortir du Nucléaire» qui se tiendra le
mercredi 18 juin 2003 de 10H30’ à 12H30’ devant l’Atomium à
Bruxelles. Le maintien du Traité Euratom serait la porte ouverte à
une relance du nucléaire dans l’Union Européenne.

En espérant vous rencontrer ainsi que les médias.


Pierre Piérart
Pour le CEAH, TAM-TAM,
CEIEN, MCP, AEPGN,……..

Pierre Piérart

Ci-dessous la communication présentée à la réunion des 26 et 27 juin 2003 au parlement européen à l’initiative de la Fondation Bertrand Russel pour la Paix et les Droits de l’Homme (Network for Peace and Human Rights).
Cette réunion qui a rassemblé environ 200 délégués du milieu associatif en provenance d’Europe, d’Asie, d’Afrique et des Etats- Unis, n’a pas été répercutée par les médias.
La prochaine réunion se tiendra à New York.

Pierre Piérart
AMPGN
CSO.

LA PRÉSENCE D’ ARMES NUCLEAIRES AMÉRICAINES EN EUROPE EST ILLÉGALE.

(Complicité des 4 gouvernements européens, membres de l’OTAN, dans l’acceptation des bombes B-61 américaines /types 3, 4 et 10/ sur leur territoire)

Pierre Piérart
Pour le Comité Surveillance OTAN (CSO) et
L’Association Médicale pour la Prévention de la Guerre Nucléaire (AMPGN, branche belge de l’ IPPNW).

L’Allemagne, la Belgique, la Hollande et l’Italie ont signé et ratifié le TNP et néanmoins acceptent de leur plein gré le déploiement d’armes nucléaires tactiques américaines sur leur territoire ce qui implique une participation active à des missions nucléaires effectuées par des avions à double capacité manœuvrés par des militaires nationaux.

Les autorités de l’OTAN estiment que ces missions nucléaires (illégales) d’entraînement sont exécutées sans la moindre contrainte de la part des États Unis….et selon la volonté délibérée des gouvernements membres de l’Alliance.

Selon certains «experts» de l’OTAN les bombes B 61 déployées à Kleine Brogel ne constituent pas un transfert d’armes nucléaires des U.S.A à la Belgique. Ce ne serait pas une cession au sens juridique du Traité de Non Prolifération.
Et pourtant la base limbourgeoise de l’OTAN est mise à la disposition des États Unis avec une participation active de personnel civil et militaire. Le chef responsable de la base est un colonel d’aviation belge. Les missions confiées au gouvernement belge sont principalement représentées par du gardiennage et une mise à la disposition de l’OTAN de la base et de F-16 à double capacité, bombardement conventionnel et nucléaire. Ces avions sont pilotés par des militaires belges, spécialement entraînés aux missions nucléaires y compris les bombardements atomiques. Il ne s’agit donc pas d’un simple stationnement avec gardiennage mais bien d’une étroite collaboration dans la menace et les exercices d’utilisation d’une arme de destruction massive mise à la disposition de l’armée belge par les États Unis. Reste à savoir si cet «usufruit» accepté par la Belgique est compatible avec les articles 1 et11 du TNP? Si juridiquement il n’y a pas cession il y a au moins complicité patente du gouvernement belge dans l’ emploi d’une arme prohibée. Si la Belgique, qui a signé et ratifié le TNP, ne peut pas posséder l’arme nucléaire elle ne peut normalement pas l’utiliser.

Cet usufruit partiel et de contrainte est assimilable à de la corruption de la part des États Unis qui incitent les pays membres de l’OTAN à transgresser la légalité internationale purement et simplement foulée aux pieds. Un vide juridique est patent puisque la loi belge, qui autorise le passage et le séjour en Belgique des troupes de l’OTAN, reste muette à propos du déploiement des bombes sur le site de Kleine Brogel.. Sur le plan international la situation est identique vu que les armes chimiques et biologiques sont bannies alors que l’arme nucléaire qui constitue une arme absolue de destruction massive ne bénéficie pas d’un traitement particulier. La Cour Internationale de Justice de La Haye qui a compétence sur la question a voté à l’unanimité, le 8 juin I996, "l’illégalité de la menace ou de l’emploi de la force au moyen d’armes nucléaires qui serait contraire à l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations Unies et qui ne satisferait pas à toutes les prescriptions de son article 51".

Les États Unis, par des voies discrètes et diplomatiques, ont profité de la guerre froide pour entraîner les militaires de l’OTAN à l’emploi d’armes nucléaires tactiques (artillerie, mines, missiles, bombes à gravité…). Après l’entrée en vigueur du TNP en 1970, les États Unis ont continué à inciter les membres de l’OTAN les plus accommodants à accepter des armes nucléaires sur leur territoire et à les utiliser pour des missions de simulation. Après la disparition de l’URSS plusieurs types d’armes nucléaires ont été retirées mais les bombes B-61 sont restées et de nouveaux types sont prévus pour les prochaines années.

Les États Unis violent donc le TNP et plus particulièrement l’article I; en outre ils corrompent les membres de l’OTAN en les obligeant pratiquement à accepter des bases nucléaires ce qui met l’Allemagne, la Belgique, la Hollande et l’Italie dans l’illégalité. Ces 4 pays sont complices d’infraction au TNP.L’administration Bush, le Pentagone et Los Alamos continuent à dresser de nouveaux programmes d’armements nucléaires y compris pour l’OTAN en perdition mais que l’on conserve comme boîte à outils pour les basses œuvres à perpétrer dans des zones géographiques de plus en plus grandes. Les pacifistes doivent dénoncer la complicité et l’hypocrisie de la quasi totalité des partis «démocratiques» européens qui acceptent de collaborer à l’escroquerie de la dissuasion nucléaire.

Les membres de l’OTAN qui mettent à la disposition des États Unis des bases pour le déploiement des bombes B61 doivent refuser toute participation de loin ou de près aux missions nucléaires et exiger le départ de ces armes de destruction massive prohibées.

Cette exigence devrait s’intégrer dans un plan général de dénucléarisation de l’Europe (European Nuclear Weapons Free Zone) qui pourrait être entériné à l’occasion de la révision du TNP en 2005.

Le Traité révisé devra imposer l’arrêt du retraitement du plutonium (pour usage militaire) à la Hague (France) et à Sellafield (Grande-Bretagne) ainsi que la fin des programmes français et britanniques de recherche pour des nouveaux types d’armes nucléaires. Ce sera un bon début de la dénucléarisation réclamée par l’article VI du TNP.


CSO: Rue de Dublin, 31 – 1050 Bruxelles.
AMPGN: Avenue des Platanes, 48 – 4000 Cointe (Liège).

COÛT ÉNERGÉTIQUE DE LA PRODUCTION D’URANIUM FISSILE

De: pierre.pierart@umh.ac.be
Envoyé: mardi 17 juin 2003 16:50
À: Abolition 2000
Objet: Coût énergétique production uranium

COÛT ÉNERGÉTIQUE DE LA PRODUCTION D’URANIUM FISSILE

Selon une étude publiée dans la Newsletter N° 40 de février 2003
de INES (International Network of Engineers and Scientists for
Global Responsibility) par le professeur émérite Philippe Smith de
l’université de Groeningen, l’utilisation d’énergie mécanique et
thermique pour la préparation du combustible nucléaire (Uranium
enrichi en isotope 235 à plus ou moins 3,5% et utilisé dans la
plupart des centrales) ainsi que secondairement les travaux de
construction et de démantèlement correspondent à une émission
de C02 égale à environ 33% de celle d’une centrale thermique
performante fonctionnant au gaz. Pour réaliser différentes
simulations le professeur Smith a choisi pour les minerais exploités
plusieurs types de roches (meubles et dures) à teneurs variables
en oxydes d’uranium. Il a également retenu le type de centrale le
plus répandu, fonctionnant à l’eau pressurisée et pendant une
période de 24 ans.

Cette estimation, de prime abord, paraît élevée, encore faut-il que
le minerai de départ contienne au moins 0,1 % d’oxydes
d’uranium, sinon pour 0,01% la consommation énergétique
entraînerait une émission de CO2 supérieure à celle d’une
centrale thermique.

Cette consommation énergétique très élevée dans la production
d’uranium pur s’explique par les nombreuses phases de traitement
du minerai
: broyage, pulvérisation, séparation, enrichissement,
lessivage, filtration et extraction des oxydes d’uranium à partir des
nitrates nécessitant des températures de plus de 430°.

La conclusion est évidente. L’énergie nucléaire produira de plus
en plus de C02 au fur et à mesure de la disparition, qui ne saurait
tarder, des gisements à plus de 0,1% d’oxydes d’uranium.

 

Pierre Piérart
Secrétaire du Centre d’Écologie
Appliquée du Hainaut  

IPPNW STATEMENT ON THE OUTBREAK OF WAR ON IRAQ

La déclaration suivante du comité de l’IPPNW reflète bien l’avis unanime de toutes les associations nationales que le mouvement fédère. Nous la donnons à la fois dans son anglais d’origine et en traduction française. (Reçue ce 23 mars, mais datée du 20)

IPPNW STATEMENT ON THE OUTBREAK OF WAR ON IRAQ

The United States-led war against Iraq was launched despite overwhelming global opposition and a clear determination within the United Nations to continue and intensify the inspections-based process of disarmament in Iraq.

IPPNW and its 58 affiliates condemn this war as a violation of international law and the UN Charter. This unwarranted pre-emptive military assault against Iraq is also an assault against the UN system upon which the world relies for peaceful and just solutions to regional and global conflicts.

Now that the war has begun, its prosecutors - in particular the United States - must fully comply with and respect the Geneva Conventions and international humanitarian law and therein make every effort to protect civilians, the environment, and civilian infrastructure from harm. The Iraqi government and military, in defending Iraq against this invasion, has an equal obligation to do so within the norms of international law.

Any use of weapons of mass destruction or other weapons with indiscriminate effects must be avoid-ed. This applies especially to nuclear weapons of any size or yield. Such weapons must never be used in war for any purpose. IPPNW also condemns any use of chemical or biological weapons (including chemical incapacitating agents and chemical riot-control agents, which have been banned under inter-national law), depleted uranium weapons, cluster bombs, anti-personnel landmines, and massive con-ventional ordinance near civilian populations. All such weapons have contributed to or would contri-bute to large-scale civilian casualties, both during and after armed conflict, and we call upon the parties to the conflict to renounce their use.

Our overriding concern has always been and continues to be the health and security of the people of Iraq, who deserve neither the brutal regime of Saddam Hussein nor the massive show of military force against their country that has been undertaken without just cause by the Bush administration and its allies in the war. The US cannot now walk away from its responsibility to help the Iraqi people rebuild a society that serves their needs and interests, whether or not those interests coincide with the Bush administration's ambitions for the region.

We urge the US -- even at this late date -- to call an end to this war and to return responsibility for the disarmament of Iraq to the UN where it rightfully belongs. Once this war has ended, the attention of the world must turn to repairing the damage that has been done not only to Iraq but to the UN system.

No one country -- not even a superpower with a few reluctant partners -- has the moral or legal right to determine what is best for the world and then use unmatchable military force to impose its vision of a proper world order. A recommitment to -- and a strengthening of -- collective frameworks for peace, justice, and security in which all voices are heard and all interests are considered is the only acceptable outcome of this war.

March 20, 2003

DECLARATION DE L‘IPPNW SUR LE DECLENCHEMENT DE LA GUERRE EN IRAK

La guerre conduite par les Etats-Unis contre l’Irak a été lancée en dépit de l’écrasante opposition du monde entier et d’une claire détermination au sein des Nations Unies de continuer et d’intensifier le processus de désarmement de l’Irak, fondé sur des inspections

L’IPPNW et ses 58 organisations affiliées condamnent cette guerre parce qu’elle viole la loi interna-tionale et la Charte des Nations Unies. Cet assaut préemptif injustifié est aussi un attaque contre le système de l’ONU sur lequel le monde s’appuie pour trouver des solutions pacifiques et justes aux conflits régionaux ou globaux.

Maintenant que la guerre a commencé, ceux qui l’ont déclanchée - en particulier les Etats-Unis doivent obéir aux Convention de Genève et respecter la loi humanitaire internationale, et faire tous les efforts pour que les civils, l’environnement et les infrastructures civiles soient épargnés au maximum. L’armée et le gouvernement irakiens ont, tout en défendant l’Irak de l’invasion, un même devoir de respecter les normes de la loi internationale.

Tout emploi d’armes de destruction massive ou d’autres armes non discriminantes doit être évité. Ceci s’applique spécialement aux armes nucléaires, de quelle que taille ou capacité explosive que ce soit. De telles armes ne doivent jamais être utilisées, quelles que soient les objectifs qu’on veut atteindre. L’IPPNW condamne aussi tout emploi d’armes chimiques ou biologiques (y compris les agents inca-pacitants et les produits chimiques anti-émeutes, qui ont été bannis par la loi internationale), des armes contenant de l’uranium appauvri, des bombes à fragmentation, des mines anti-personnel,et des obus d’artillerie conventionnels de forte puissance dans les zones proches des populations civiles. Toutes ces armes ont contribué ou contribueraient à causer un grand nombre de victimes civiles, à la fois pendant les combats et après leur fin, et nous demandons instamment à toutes les parties en présence de ne pas les employer. 

Notre préoccupation fondamentale a toujours été et continue à être la santé et la sécurité du peuple d’Irak, qui ne mérite ni le régime brutal de Saddam Hussein, ni la force militaire massive déployée contre leur pays sans justification valable par l’administration Bush et ses alliés. Les Etats-Unis ne peuvent désormais se soustraire à leur responsabilité d’aider les populations irakien à rebâtir une société qui servira leurs intérêts, que ceux-ci coïncident ou non avec les ambitions du gouvernement Bush pour la région.

Nous demandons avec insistance aux USA - même à cette heure tardive - de mettre un terme à cette guerre et de rendre la responsabilité du désarmement de l’Irak à l’ONU, dont c’est la tâche légitime. Une fois cette guerre terminée, le monde devra se préoccuper à réparer les dommages qui ont été causés, non seulement à l’Irak, mais aussi au système des Nations Unies.

Aucun pays – fut-ce une superpuissance accompagnée de quelque partenaires réticents – n’a le droit moral ou légal de décider ce qui est le mieux pour le monde entier et d’utiliser une force militaire invincible pour imposer leur propre vision de l’ordre du monde. La  reconstruction et le renforcement de la structure collective pour la paix, la justice et la sécurité, au sein de laquelle toutes les voix pourront se faire entendre et tous les intérêts pourront être pris en compte est la seule issue acceptable de ce conflit.

20 mars 2003

LA BELGIQUE NE DOIT EN RIEN PARTICIPER A LA GUERRE EN IRAK

Il est vrai que Saddam Hussein est un dictateur sans scrupules. Comme des dizaines d’autres sur la planète, tolérés, soutenus ou même installés par les USA. Depuis longtemps, il n’est plus une menace pour ses voisins, encore moins les Etats Unis (CIA dixit). Néanmoins les préparatifs de guerre se poursuivent sans relâche. Elle est quasi certaine, seule la date de son déclenchement n’est pas fixée. Toutes les protestations n’y feront rien. Voire…

 

Le gouvernement américain a cru qu’un matraquage continu de propagande allait convaincre le public de lier le problème de l’Irak à la lutte contre le terrorisme. Or, l’opinion s’informe de plus en plus largement sur internet et est de plus en plus réticente. Elle sait que cette campagne va causer plusieurs centaines de milliers de morts, en immense majorité des civils innocents, ou même plus d’un million si l’arme nucléaire est utilisée, comme on en menace l’Irak. Elle sait aussi que légalement,: aucune guerre préventive n’est admissible pour la Charte des Nations Unies et les lois internationales. L’opposition de très nombreuses associations, de toutes les églises et autres autorités morales et de l’opinion publique croit partout dans le monde, y compris aux Etats-Unis où l’opinion est de moins en moins convaincue du bien fondé de cette aventure. De grandes manifestations de refus à Washington et à San Francisco sont prévues pour ce week-end. L’équipe Bush oublie qu’on ne peut commencer une guerre si les gens ne croient pas qu’elle se justifie.

Sans doute, la morale et la loi ne pèsent pas bien lourd en politique étrangère, face aux intérêts égoïstes auxquels on obéit cyniquement. Un pouvoir qui a pour objectif de mettre le second plus riche gisement de pétrole du monde sous le seul contrôle des grandes compagnies pétrolières internationales, considère que tout cela est du sentimentalisme périmé sans aucune pertinence.

Mais, l’opinion commence à comprendre aussi qu’il y a d’excellentes raisons politiques de s’abstenir. Des raisons bien plus grave que l’effet néfaste pour l’économie mondiale d’une hausse du prix du pétrole. Contrairement à  1990, où l’Irak avait attaqué un de ses voisins arabes, les opinions musulmanes sont aujourd’hui très montées. Elles dénoncent à juste titre les deux poids et deux mesures qu’appliquent les USA vis-à-vis de l’Irak par rapport à Israel. Tous les gouvernements arabes, même s’ils se méfient de Saddam Hussein pour des raisons religieuses, sont sans exception opposés à cette guerre, craignent qu’elle soit longue et déstabilise la région. Ils savent aussi qu’ils risquent d’être débordés par leurs opinions publiques, prenant fait et cause pour la solidarité musulmane. En tous cas, El Qaida est loin d’être vaincu et ses les nouvelles recrues vont se multiplier au delà de ses espérances. On risque de se dirige vers une confrontation entre civilisations, aussi absurde et inutile que prolongée.

C’est malheureusement ce que de prétendus «philosophes» appellent de leurs vœux aux Etats-Unis (voir Le Choc des Civilisations, de Samuel. Hutchinson).

L’idéologie des mouvements fondamentalistes est aux antipodes de la dictature laïque irakienne. Mais selon l’adage que les ennemis de nos ennemis sont nos amis, une alliance contre nature pourrait bien se nouer. Les Etats-Unis s’étaient bien associés à l’Union soviétique pour vaincre le péril bien plus grave du Nazisme. On va inévitablement renforcer le terrorisme contre lequel on prétend lutter.

Nous, Européens, ne pouvons que perdre dans cette histoire. Plusieurs de nos pays ont déjà marqué leur distances devant cette aventure, l’Allemagne en tête. Curieusement, les seuls qui soutiennent l’intervention américaine - de façon ambiguë pour ne pas heurter leur opinion qui y reste hostile - sont ceux où siègent des compagnies pétrolières d’importance mondiale, la Grande Bretagne, la France et les Pays Bas (Royal Dutch, BP, TotalFina). La Belgique n’est pas dans ce cas. Nos autorités partagent notre analyse négative. Le Chef de l’Etat Major général belge déclare ne pas trouver de justification à l’envoi de nos troupes dans la région, et plusieurs partis politiques, tant de la majorité que de l’opposition, condamnent sans équivoque toute idée de participation. Quant au  Ministre des Affaires étrangères, il souffle le chaud et le froid. Il dénonce un antiaméricanisme systématique (mais non, Monsieur le Ministre, nous soutenons nos amis américains), mais affirme qu’une intervention des USA sans l’aval unanime du Conseil de Sécurité serait une «catastrophe ». Il s’engage hélas peu, car il connaît les pressions énormes qui s exercent là comme ici, alliant carotte et bâton, ou pour le dire plus poliment, intimidation et cajolerie. Rares sont, parmi nos hommes politiques, ceux qui, comme un ancien Premier Ministre que l’on aurait cru plus subtil, font semblant de croire que l’Irak nous menace ! Ils ont succombé à la propagande ou font preuve d’une étonnante et naïve myopie.

Il faut absolument nous démarquer le plus complètement possible de cette guerre absurde et que nous n’y participions en rien, même à sa logistique. Le chargement qui a eu lieu cette semaine à Anvers ne doit pas servir de précédent. Contrairement à ce que plaident les porte paroles officiels, les conventions qui nous obligent, dans le cadre de l’OTAN, à apporter notre aide à un allié ont été signées autrefois pour réagir à une situation claire, la défense des pays de l’alliance. On n’avait nullement envisagé que cette aide pourrait servir à soutenir une agression illégale, immorale et contre-productive dans une autre partie du globe. Les clauses secrètes qu’on invoque ouvrent la porte à tous les arbitraires. Personne ne menace actuellement la Belgique. Elle aussi deviendra une cible, si notre gouvernement ne résiste pas aux pressions américaines. En cédant, il se révélerait incapable de défendre les intérêts bien compris du pays. Le principal slogan brandi le 17 novembre par une foule de Flamands, de Wallons et de Bruxellois mêlés était, «No War for Oil» (pas de guerre pour le pétrole). Il reste plus actuel que jamais et implique une abstention totale.

pour le Comité de l’Association Médicale pour la Prévention de la Guerre Nucléaire ;

Prof. H. Firket, président

DEVOIR DE DÉSOBÉISSANCE POUR DIRE NON A LA GUERRE

Pour avoir enfreint l'article 406 du code pénal, 11 jeunes inculpés,
filles et garçons pour la plupart étudiants et étudiantes,
comparaissaient, ce lundi 10 février, devant la chambre
correctionnelle de Termonde. Ils sont accusés d'avoir entravé le
passage d'un train amenant du matériel militaire américain en
provenance d'Allemagne et à destination du port d'Anvers.
L'opération était dirigée par l'association Forum voor Vredesactie
de Berchem.

L'article 406 prévoit, entre autres , la réclusion pour ceux qui
auront méchamment entravé la circulation ferroviaire par toute
action portant atteinte aux voies de communication. Il est
également fait allusion à toute action qui rendrait dangereuse la
circulation. Les peines vont d'un emprisonnement de huit jours à
trois mois et d'une amende de vingt-six francs à mille francs.

Quelle sera la sentence de la chambre correctionnelle de
Termonde qui sera prononcée le 28 avril?

Les inculpés ont agi en connaissance de cause et donc
courageusement mais aussi en étant parfaitement informés du
droit international et plus spécialement des prescriptions du
tribunal de Nuremberg. Ces pacifistes convaincus ne sont pas
passés à l'acte méchamment mais simplement pour faire
respecter le charte des Nations Unies qui interdit non seulement
les guerres préventives mais toutes les agressions à l'exception de
celles qui seraient autorisées par la légitime défense ainsi que par
le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

L'on ne peut s'empêcher de rappeler les actes de sabotage
pendant la dernière guerre mondiale où l'arrêt de trains de
déportés a permis de sauver des résistants condamnés à une mort
atroce dans les camps de concentration et d'extermination. Ici des
jeunes conscients de leur citoyenneté se sont opposés
courageusement au processus d'une guerre préventive,
provoquée, préméditée, illégitime et déjà engagée qui tue et va
tuer des dizaines de milliers d'innocents voués à une mort atroce
causée par les bombardements, les maladies, la famine, le manque
de soin, les enterrements aveugles de corps morts ou vivants et
ensuite par des contaminations chimiques et radiologiques dues à
l'emploi d'armes prohibées.


Pierre Piérart
Le 11.03.03

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