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Editorial N° 120

Fin d'année, l 'heure des bilans.  Nouvelle année, le  moment des bonnes résolutions.

Traditionnellement, le passage d'une année à l'autre se passe dans une ambiance festive. La nature humaine  dotée génétiquement d'une solide dose d'optimisme aime  partager son espoir dans  une allégresse générale  en présentant à tous ceux qui veulent l'entendre des vœux pour des jours meilleurs. Parallèlement, décès, faillites,  crises et catastrophes en tout genre de l'année écoulée sont rappelés  voir martelés  en concert par tous nos médias.

Pour rester au dessus de la mêlée, notre revue vous  offre en guise de bilans deux articles historiques et scientifiques.

Le  premier écrit par Marc Cuypers  tente de retirer les leçons apprises par les deux explosions d'Hiroshima et de Nagasaki. Cette méticuleuse mise au point permet aux jeunes générations qui n'ont pas suivi de près les événements du siècle dernier de prendre le train en marche et de mesurer l'ampleur dramatique des enjeux géopolitiques actuels. Il permet aux autres lecteurs de rafraichir leur mémoire et de clarifier leur opinion. 
Le second article rédigé par le Professeur Henri Firket n'est pas moins ambitieux car il traite de l'espèce humaine et de la guerre  du 19 éme siècle à nos jours et termine ainsi un  survol  de l'histoire de l'humanité entamé dans notre précédente parution.

Pour parler des bonnes résolutions, je ne peux m'empêcher de rappeler le débat passionné qui suivi l'attribution du prix Nobel de la paix à l'Union Européenne . Un prix contesté  que l'on a comparé avec d'autres tenant du titre comme Obama.   
Chez les boy-scouts, il est coutume d'attribuer au totem un "quali" ou qualificatif qui complète le nom d'animal censé définir la personnalité du jeune scout. Ce qualificatif est souvent mérité , parfois il est  à acquérir. Dans ce dernier  cas, il est offert à titre d'encouragement car l'entourage en perçoit la potentialité . Ainsi,  Obama comme l' Europe sont déterminés par leurs volonté  et  aidés par leur position unique  à faire progresser la paix de manière radicale.   Ils possèdent  tous les atouts pour pleinement  justifier un prix que les organisateurs ne leur ont certainement  pas attribué à la légère. Les obstacles mis sur la route du premier Américain entravent certes  ses aspirations pacifiques et sa volonté de désarmement . Ils sont inhérentes à la fonction présidentielle.  Avec un second mandat tout neuf et débarrassé des soucis de son électoralisme, on peut oser espérer  qu'il puisse enfin mener sans fléchir les projets pacifiques qui lui sont à cœur.  De même, nous souhaitons que l'Europe, frappée par  une crise  économique sans précédent, sorte de cette maladie renforcée  sur le plan politique et devienne l'arbitre du maintien de  la paix dans le monde.

Ces vœux de paix  n'ont rien d'utopique.  Ils  pourraient d'ailleurs se concrétiser  facilement  si seulement l'opinion mondiale était informée de l'urgence et  de l'importance vitale  d'un désarmement nucléaire total .

Que ce message soit relayé par d'autres médias et propagé  le plus largement possible  est notre plus grand souhait pour cette année nouvelle.

Philipe de Salle
Président